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Le volume de déchets produit par le CH de Moulins-Yzeure est resté stable pendant la crise sanitaire

Crédit Jean-Lionel Dias
Crédit Jean-Lionel Dias

PARIS, 11 mai 2020 (TecHopital) - L'hôpital de Moulins-Yzeure a enregistré une réduction du volume de ses déchets d'activité de soins à risque infectieux (Dasri) pendant la période épidémique de coronavirus du fait de la réduction des activités générales de l'établissement et cela afin d'accueillir les patients Covid-19, a indiqué à TecHopital, Rudy Chouvel, directeur des services logistiques de l'établissement.

Avec 922 lits et places, le centre hospitalier de Moulins-Yzeure est le deuxième établissement de soins en Auvergne, après Clermont-Ferrand. Pour gérer l'afflux de patients Covid-19, une unité Covid spécifique de 27 lits ainsi qu'une filière respiratoire ont été créés.

Pendant la crise sanitaire, le Samu a enregistré une augmentation de près de 50% de ses appels quotidiens. La salle de réveil, attenante au bloc opératoire, a été entièrement repensée et transformée en réanimation, l'établissement continuant par ailleurs d’assurer les interventions urgentes au bloc. Le plan de sécurisation de l’établissement a été enclenché. L'organisation et les flux logistiques de tout l’établissement ont été entièrement repensés.

Alors que la direction générale de la santé (DGS) appelait dans une note datée du 9 avril les établissements de santé à réduire leur volume de Dasri, le CH de Moulins-Yzeure a constaté une réduction du volume de ces déchets.

"La nature des Dasri produits pendant la période épidémique de Covid-19, notamment les équipements de protection individuelles (EPI) tels que les masques, les charlottes et les gants, conduit à une forte augmentation de leur volume sans que les tonnages n'aient augmenté", soulignait alors la DGS.

Au CH de Moulins-Yzeure, le volume de Dasri semble même avoir décru pendant cette période épidémique. "A priori, si le volume des déchets d'activités de soins à risques infectieux a diminué, il est à mettre en parallèle d’une diminution importante de l’activité de l'établissement", a expliqué à TecHopital Rudy Chouvel.

"Pour les biodéchets, leur volume a largement baissé. En effet, la configuration du self du site de Moulins a permis de maintenir une offre de restauration avec la mise en place d’un drive: deux barquettes avec des constants et deux yaourts pour 2 euros. Nous avons toutefois fermé le restaurant du site dYzeure. Et la moindre fréquentation du site de Moulins a entraîné une baisse du volume de biodéchets. Quant aux biodéchets produits par les Ehpad, ils sont restés relativement stables", a-t-il complété.

Le recyclage des EPI, pour réduire les volumes de déchets

Pour les EPI, "nous avons testé de nombreuses surblouses à usage unique mais avons pu constater qu’un seul modèle parvenait à tenir le relavage. Une fois lavées, ces surblouses sont acheminées en lingerie relais où elles sont marquées d’une croix afin d’éviter plus de 4 relavages".

Normalement, les EPI pour patients suspects ou atteints de Covid (masques, charlottes, surblouses à usage unique) partent en Dasri ainsi que l’essentiel des masques des soignants "mais cela ne pèse pas lourd".

"En dehors du coût de traitement des déchets assez élevé en fonction des prestataires, le coût des EPI vendus par certaines sociétés reste le principal problème", a expliqué Rudy Chouvel à TecHopital.

Une cagnotte pour financer les dépenses exceptionnelles

"C’est pour financer ce type de dépenses exceptionnelles pour la protection du personnel (plus des équipements de confort des agents, des patients et des résidents, comme les tablettes) que nous avons souhaité mettre en place une collecte", a expliqué Rudy Chouvel.

"Nous avons lancé cette collecte de fonds innovante puisque nous sommes le premier établissement de santé à lancer une collecte sur la plateforme de financement participatif __Collecticity!=https://app.collecticity.fr/projects/detail/5e762c00d8ee2d0fc4b48c1a__].

Les dons "serviront à cofinancer les dépenses exceptionnelles générées par la crise sanitaire Covid-19": matériels de réanimation complémentaires, tenues, masques, consommables, navette pour les prélèvements déjà mise en place, pousse-seringues, formations complémentaires aux prises en charge de réanimation, etc.

Ils serviront également "à améliorer les conditions de travail des soignants: cellule d’accompagnement psychologique, temps de psychologue du travail, renforcement des outils de télétravail, etc. Mais aussi d'améliorer les conditions d'hospitalisation des patients grâce à des tablettes tactiles pour les personnes âgées et isolées, des fauteuils-lits accompagnant pour la maternité".

Le CH "a estimé à 20.000 euros ce qu’il faut, a minima, pour débuter ce projet".

gdl/ab

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