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Les achats durables progressent notablement dans les établissements (Anap)

Crédit : Shutterstock
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PARIS, 9 mars 2020 (TecHopital) - Les établissements hospitaliers, médico-sociaux et sociaux confirment leur mobilisation autour des sujets touchant à la responsabilité sociétale des établissements (RSE) avec une progression notable de leur politique d’achats durables, selon la troisième enquête réalisée par l'Anap.

La troisième édition de l'enquête "Mon observatoire du développement durable" s’est déroulée entre le 31 mai et le 11 octobre 2019 à l’initiative des pouvoirs publics, des fédérations hospitalières et de l’Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap).

L'objectif est d'aider les établissements à évaluer leur maturité autour de cinq volets: la gouvernance, les enjeux sociétaux, le social, l'environnement et l'économie.

Les résultats, publiés le 4 mars, portent sur 1.119 structures volontaires publiques ou privées qui ont été sollicitées par leurs fédérations respectives, contre 947 structures en 2018 et 426 en 2017. Cette année, on constate une montée en puissance du secteur sanitaire qui représente 63% des établissements répondants, soit une hausse de 37% par rapport à 2018 (cf dépêche TecHopital).

Economie et achats

Le volet économique est celui qui a connu la plus grande progression en 2019. Le déploiement de politiques d’achats durables s’est en effet notamment confirmé en 2019.

L'analyse des données collectées montre que plus les structures sont de taille importante, plus elles parviennent à mettre en place efficacement des pratiques d’achats durables. Et ces achats durables constituent bien souvent le deuxième poste des dépenses, après la masse salariale.

Gouvernance

En matière de gouvernance, si la grande majorité des établissements a pris en compte les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux du développement durable, deux tiers des structures ne les ont pas traduits en engagements formalisés.

Une démarche de certification, d’enregistrement ou de labellisation en RSE a cependant été engagée par 14% des structures.

Par ailleurs, l'évaluation de la démarche RSE semble être "rentrée dans les mœurs" des structures, comme en témoigne la part croissante de répondants qui indique que "c’est en projet" (33% en 2019 contre 24% en 2018).

Social et sociétal

Les enjeux de santé et qualité de vie au travail ont mieux été pris en compte en 2019: la majorité des structures répondantes a indiqué coconstruire avec les salariés le contenu et l’organisation de leur travail. L’année dernière, 44% des répondants déclaraient que le dialogue social passait uniquement par les instances représentatives du personnel. En 2019, ce n’est le cas que pour 35% des répondants.

Sur le plan sociétal, la bientraitance des patients et accompagnants ainsi que la bienveillance envers les salariés sont au cœur des préoccupations. Ainsi, un quart des structures (contre 18% en 2018) ont désormais mis en œuvre un processus d’amélioration continue de leur politique de bientraitance.

Environnemental

Sur ce volet environnemental, l’augmentation du nombre de répondants est notable (17% de répondants de plus par rapport à 2018). La publication du décret tertiaire de la loi Elan prévoit une réduction de 40% de la consommation d'énergie des établissements de santé. Ce contexte réglementaire peut, en partie, expliquer l’augmentation de la part de répondants ayant renseigné leurs données de suivi des consommations énergétiques pour cette campagne (48% en 2019 contre 14% en 2018).

Une information à corréler avec la part significative de structures de taille importante (entre 250 et 999 salariés) ayant participé à la campagne cette année; ces structures ont en effet plus de moyens pour collecter et traiter les données.

Mais "la diminution médiane de consommation énergétique pour l’ensemble des répondants n’est encore que de -1,6 %", précisent les auteurs de l'enquête.

A noter également que "les structures ne semblent pas savoir qu’elles consomment des énergies renouvelables, pourtant présentes dans leur mix énergétique, et ne savent donc pas où trouver cette information dans leur facture d’énergie".

En matière de consommation d'eau, pour l’ensemble des structures, la diminution des consommations est de l’ordre de 1%. Cette diminution est particulièrement portée par les établissements de psychiatrie et dans une moindre mesure par les établissements de MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) et les Ehpad.

En 2019, le nombre de structures ayant mis en place leur plan d’action pour améliorer les déplacements professionnels passe de 24% à 31%. Malgré cette progression, les enjeux de mobilité dans le secteur restent encore peu prioritaires pour la troisième année consécutive: plus de la moitié des répondants ne prend pas encore en compte l’enjeu de la mobilité dans sa politique.

En matière de gestion des déchets, en 2019, plus de la moitié des répondants (53%) déclare se donner pour objectifs de réduire et de valoriser les déchets et de mettre en place des actions de sensibilisation, contre 39% en 2018. En parallèle, la part de structures n’ayant pas pris d’engagement au-delà des exigences réglementaires passe de 47% en 2018 à 27% en 2019. Cette progression est particulièrement portée par le secteur sanitaire ainsi que les Ehpad.

Les pistes d'actions de l'Anap

Le rapport propose ainsi de:

  • utiliser les résultats de l’autodiagnostic de l'observatoire pour situer la maturité, se comparer aux établissements du même secteur, déterminer les axes prioritaires du diagnostic dans les engagements stratégiques de la structure
  • identifier les parties prenantes de la structure ainsi que les personnes ressources pour mettre en œuvre des actions et des indicateurs de suivi
  • mettre en place des évaluations initiales de consommation (énergie, eau, déchets) puis des indices de consommation dans une véritable démarche d’évaluation annuelle
  • identifier les sujets avec des marges de progrès importants pour sa structure. À titre d’exemple: la qualité de vie au travail, l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre en vue de les réduire, le renforcement du tri et de la valorisation des déchets au sein de filières adaptées, etc.

Anap, "Mon observatoire du développement durable 2019"

gdl/nc

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