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Les hôpitaux devront sans cesse réduire leur surface (Congrès de l'IFHE)

Crédit: Shutterstock/Konstantin L
Crédit: Shutterstock/Konstantin L

Le modèle actuel des "gros hôpitaux" est condamné à disparaître pour laisser place dans la plupart des cas à de petites structures locales consacrées à des actes médicaux simples, anticipe Mark-Erik Nota, consultant en architecture hospitalière pour la société Sweco.

Il s'est exprimé lundi à l'occasion du congrès de la Fédération internationale d'ingénierie hospitalière (IFHE), qui se tient jusqu'à mardi à La Haye.

Le consultant a relevé deux principaux facteurs de cette évolution: la réduction des durées de séjour et le développement de l'e-santé.

La mutation qu'il a anticipée devrait concerner tous les établissements, "à l'exception peut-être des hôpitaux universitaires". Ces derniers pourraient en effet être contraints de garder une surface significative pour leurs activités de formation, de recherche et pour des soins de pointe.

Mark-Erik Nota a appelé les gestionnaires d'hôpitaux à anticiper les évolutions à venir. Le risque, en l'absence d'une réorganisation suffisamment rapide, est de s'embarrasser de surfaces inutiles et de grever ses finances avec un loyer inadéquat.

Une réduction poussée par les coûts

Egalement consultante en ingénierie hospitalière, Rianne Scott (société Arcadis) a remarqué qu'il pouvait être "tentant" d'agrandir son établissement à la faveur d'une rénovation - d'autant que les besoins en soins ne font qu'augmenter.

Elle a cependant observé que l'activité à l'hôpital a pris ces dernières années le chemin inverse. Les établissements néerlandais sont déjà en surcapacité, a-t-elle rapporté, un phénomène qui s'explique par une réduction constante de l'activité depuis 2010.

Or, si le revenu associé à un séjour n'augmente pas (il aurait même plutôt tendance à diminuer), les coûts associés au bâtiment vont toujours croissant. Les hôpitaux sont ainsi confrontés à un déséquilibre financier qui devrait se creuser sous l'effet d'une diminution des durées totales de séjour.

Dans le même temps, les prises en charge pour les maladies chroniques et associées au vieillissement de la population, qui seront les plus significatives dans l'augmentation de la demande de soins, s'exporteront de l'hôpital et ne permettront pas de compenser cette tendance.

Sous la "pression des pouvoirs publics et des caisses d'assurance maladie", les hôpitaux seront ainsi contraints de réduire leur surface, a prédit Rianne Scott. Elle a également pointé une tendance à la spécialisation des établissements et à la concentration des activités de même type autour d'une poignée de plateaux techniques.

En réponse à ce phénomène, la consultante a encouragé les concepteurs d'hôpitaux à optimiser les flux et protocoles, à s'adapter en construisant des locaux toujours plus flexibles et à davantage réorganiser au fil de l'eau, plutôt que d'investir de gros montants par à-coup dans des reconstructions.

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