Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

https://www.pall.com/en/medical/landing/20-years-fr.html?utm_source=techopital&utm_medium=banner&utm_campaign=20-years-fr

Les hôpitaux ont pu se financer plus facilement en 2014 (Observatoire Finance active)

PARIS, 10 août 2015 (Direct Hôpital) - Les hôpitaux publics et établissements de santé privés d'intérêt collectif (Espic) ont pu, en 2014, se financer "plus facilement" et à des taux d'intérêt "plus bas", montre l'édition 2015 de l'Observatoire Finance active.

Société spécialisée dans la technologie et l'expertise financière, notamment auprès des directions financières d'entreprises privées, d'établissements publics ou de collectivités territoriales, Finance active réalise chaque année un observatoire de la dette des établissements de santé.

L'édition 2015 a été construite à partir de données arrêtées au 31 décembre 2014 sur un ensemble de plus de 400 établissements de santé (CHU-CHR, CH, centres hospitaliers spécialisés, Espic et établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes [Ehpad], représentant un encours de dette total de 22,9 milliards d'euros, soit plus de 78% de la dette hospitalière totale, pour plus de 7.600 lignes d'emprunt.

L'analyse de ce stock a été complétée par celle du flux d'emprunts consolidés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014, soit un montant d'1,6 milliard d'euros, composés à la fois d'emprunts bancaires et de financements alternatifs.

Sur les 1,6 milliard d'euros empruntés en 2014 pour couvrir les besoins de financement externes, 70% ont été encaissés par les CHU-CHR et les établissements de plus de 70 millions de budget.

Les banques sont restées en 2014 les principaux partenaires, finançant 69,1% des besoins de financement à long terme des établissements publics. La BPCE, la Banque postale et le Crédit agricole ont assuré 83,7% des financements bancaires nouvellement souscrits en 2014, la BPCE finançant 40,2% des crédits nouveaux.

Le reste provient de financements dits "alternatifs", c'est-à-dire de l'Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) ou des émissions obligataires.

A ce titre, l'acteur "devenu incontournable" dans les financements nouveaux est la CDC (23,6% des nouveaux besoins), confirmant une tendance constatée en 2013.

"A contrario, l'engouement pour le financement obligataire s'est un peu tari passant de 11,6% des financements nouveaux à 4,5%", constate Finance active.

Les établissements ont en moyenne emprunté sur une durée de 17,8 années, à un taux d'intérêt moyen compétitif de 2,79%.

Tous établissements confondus, le volume moyen emprunté s'élève à 12 millions d'euros. S'ils ont moins emprunté que les autres établissements, le taux d'intérêt moyen des centres hospitaliers spécialisés (CHS; 4,4 millions d'emprunts en moyenne) et des Espic (9 millions) "reste très compétitif à 2,52% en moyenne pour les premiers et 2,25% pour les seconds", note l'observatoire.

Les financements alternatifs "sont restés les plus compétitifs (2,31% en moyenne) quand les nouveaux flux souscrits dans le cadre de réaménagements de produits structurés ont été les plus onéreux (3,16% en moyenne)".

Les banques ont prêté en moyenne à 2,72%. "Les marges bancaires pratiquées sur les nouveaux emprunts à taux variables ont ainsi poursuivi leur baisse".

Un marche qui se stabilise

"L'année 2014 aura vu le marché du crédit aux établissements de santé se stabiliser", commente Matthieu Collette, responsable Finance active campus, dans un éditorial.

"Après des années où la liquidité s'est faite rare et chère, où le principal acteur (Dexia) a été démantelé et où de nouveaux acteurs sont venus ou revenus sur le marché [comme la Banque postale, CDC, BEI], les conditions d'emprunt sont globalement assouplies".

Ainsi, tout au long de 2014, "la concurrence entre banques et la présence clé de la CDC" ont induit une baisse des marges de crédits pratiquées et donc "ont permis à un plus grand nombre d'établissements de santé de se financer plus facilement et à des taux d'intérêt plus faibles".

"En parallèle", les établissements ont aussi bénéficié d'un "environnement économique et financier qui a vu les taux d'intérêt de marché aller de plus bas en plus bas tout au long de l'année, pour voir, en particulier, la Banque centrale européenne (BCE) se lancer dans une politique monétaire à taux négatifs", souligne Matthieu Collette.

Il estime que le marché du crédit au secteur public pourrait, dans ce contexte, encore "évoluer" en 2015. "Les marges de manoeuvre qui pourraient continuer d'être trouvées via l'optimisation de la dette constituent une bonne nouvelle pour des établissements de santé qui connaissent des tensions budgétaires", assure-t-il.

Matthieu Collette revient également sur la "saga" des produits structurés. "Avec une Banque nationale suisse (BNS) qui a rompu le plancher de 1,2 euro pour l'euro-franc suisse et un dispositif d'aide qui peine encore à être opérationnel, 2014 n'aura pas permis de faire des produits structurés une histoire ancienne", constate-t-il.

Il confirme cependant que l'encours des produits structurés "a continué de diminuer" en 2014, notamment grâce aux opérations de désensibilisation.

san/ab

Partagez cet article

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait
https://www.techopital.com/contact.php
Les offres
Agenda