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Les personnels de réanimation et des urgences moins touchés que les autres personnels hospitaliers par le Sars-CoV-2

Le personnel des services de soins intensifs-réanimation et des urgences apparaît le moins touché par le virus responsable du Covid-19 pendant le pic épidémique, selon une étude menée dans un groupe hospitalier britannique, publiée dans Thorax.

Adrian Shields de l'University of Birmingham College of Medical and Dental Sciences et ses collègues ont testé 545 personnels hospitaliers du University Hospitals Birmingham NHS Foundation Trust (UHBFT), qui étaient au travail entre le 24 et le 25 avril. Ils ont été testés pour le virus sur prélèvement nasopharyngé et pour les anticorps via une prise de sang.

Au total, 2,4% étaient porteurs du virus et près d'un quart (24,4%) présentaient une sérologie positive. Parmi les personnels qui ont déclaré avoir eu des symptômes auparavant, la séroprévalence était plus élevée (37,5% contre 17,1%) et les anticorps quantitativement plus importants que chez les personnels asymptomatiques.

Parmi les catégories de personnels, les agents d'entretien étaient les plus touchés, avec une séroprévalence de 34,5%, suivis des personnels des services de médecine aiguë (33,3%) et de médecine interne générale (30,3%).

Les moins touchés étaient les personnels de soins intensifs (14,8%) et de médecine d'urgence (13,3%), et ceux de chirurgie générale (13,0%).

Par rapport aux autres services, le personnel de réanimation avait un risque ajusté de séropositivité diminué de 72%, et celui des urgences réduit de 64%.

"Les raisons expliquant cela sont probablement multifactorielles: en accord avec les recommandations nationales, les unités de soins intensifs ont été désignées comme environnements à haut risque et l'utilisation d'équipements de protection individuels (EPI) renforcés, avec masque respiratoire FFP3, était obligatoire. A contrario, les masques chirurgicaux étaient recommandés dans les autres espaces cliniques", soulignent les chercheurs.

Des différences de séroprévalence ont été notées aussi entre groupes ethniques, les personnes d'origine africaine, asiatique et les minorités ethniques ayant un risque significativement plus élevé (+92%) de séropositivité.

(Thorax, publication en ligne du 11 septembre)

cd/gdl/

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