Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

"Les plateformes logistiques hospitalières sont très hétérogènes et leur périmètre flou" (Luc Landman, Adopale)

MONTROUGE (Hauts-de-Seine), 3 décembre 2018 (TecHopital) - Les plateformes logistiques hospitalières sont très hétérogènes et leur périmètre flou, a indiqué le 29 novembre Luc Landman, du cabinet de conseil Adopale dans un atelier sur la logistique de territoire, lors des Journées de l'achat hospitalier organisées par le Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) à Montrouge.

"Le périmètre de la logistique hospitalière est flou et l'état de cette logistique est extrêmement hétérogène. Que ce soit le circuit du médicament, les productions de la blanchisserie ou le transport du patient, difficile de savoir ce que l'hôpital considère comme étant de la logistique. La question de la définition reste entière", a expliqué Luc Landman du cabinet de conseil Adopale, dans un atelier intitulé "la plateforme logistique est-elle la réponse à tout ?"

Une logistique très diverse, "car en termes de locaux, d'outils, d'organisation, on peut difficilement faire plus hétérogène", a-t-il poursuivi. Il existe des plateformes "avec 12 m de hauteur sous plafond, des automates, des systèmes d'information assez innovants, des convoyeurs qui automatisent toute la production", mais dans le même temps, le consultant est amené à découvrir des "sous-sols plus ou moins insalubres, sans hauteur sous plafond, dans lesquels on stocke comme on peut, dans une alcôve, dans un couloir, où l'on rencontre des palettes". Des situations très variables "qui n'ont rien à voir avec la taille du site".

Enfin, il existe également une "grande hétérogénéité de compétences. Globalement, on rencontre assez peu de profils de logisticiens sur un établissement ou sur un GHT", a-t-il déclaré.

L'influence des GHT sur les plateformes

"Quand on voit les volumes que cela représente, les emplois générés, et la complexité des flux, la logistique est une fonction stratégique du groupement hospitalier de territoire (GHT). C'est aussi une fonction avec un potentiel d'innovation, de robotisation, de modernisation assez conséquent. Il existe des solutions éprouvées qui peuvent être appliquées", a souligné Luc Landman.

"Les GHT ont au moins deux effets", a-t-il poursuivi. Le premier est un effet de massification. "On a souvent des plateformes sur de grands sites, de type CHU". Les plateformes répondent à "une logique de taille critique", logique qui "permet d’avoir un peu plus d'ambitions".

Second effet, "le GHT oblige à réfléchir à plusieurs". Certains sont en direction commune et "ont donc l'habitude de réfléchir ensemble". Mais d'autres établissements comme un établissement partie, par exemple, situé en limite de territoire, "ne voit pas forcément l'intérêt d'une plateforme commune". Et puis réfléchir à plusieurs peut générer de la complexité dans la gestion des projets, générer des problèmes de gouvernance. "Il faut donner un sens collectif à des établissements indépendants".

"Les GHT peuvent générer des angoisses", a déclaré pour sa part Jean-François Mercury du Resah, "celle des coûts de transport qui flambent". Et une seconde angoisse, pour les soignants notamment, "compte tenu de l'éloignement" de la plateforme centralisée. "Ils redoutent une baisse de la qualité de service, et craignent les ruptures d'approvisionnement".

Aussi, "avec les plateformes, on change de dimension en allant vers une professionnalisation de la logistique. Il s'agit d'une plateforme plus structurée, plus professionnalisée dans laquelle les moyens sont renforcés", a-t-il complété.

Et si la plateforme n'est pas la solution, alors il existe des alternatives, ont affirmé les deux intervenants de l'atelier. Des alternatives, telles que "plusieurs implantations à l'échelle d'un territoire" permettant de rétablir "un équilibre entre les établissements, les bassins d'emplois".

Et puis il est tout à fait possible d'"envisager de ne pas faire de plateforme du tout. Et dans ce cas, on peut envisager l'amélioration de la logistique grâce à de nouvelles solutions technologiques comme la RFID [Radio Frequency Identification]", a fait remarquer le représentant du Resah.

Partagez cet article

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait

Inscrivez-vous à la newsletter gratuite

Les offres

Inscrivez-vous gratuitement à TecHopital.com

okSoyez informé des nouveautés du site
okRéagissez et commentez les articles
okRecevez la newsletter premium

Conformément à la loi 78-17 du 6 janvier 1978 (modifiée par la loi 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel) relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Vous pouvez l'exercer en adressant un courrier électronique à admin@apmnews.com ou par courrier postal à APM International, 33 avenue de la République, 75011 Paris.

Civilité
Nom*
Prénom*
Email*
Mot de passe*
(6 caractères minimum)
Etablissement
Fonction*

En validant cette inscription vous aurez accès au contenu du site TecHopital.com et vous nous autorisez à traiter et à transmettre vos informations personnelles conformément aux termes de la loi.  (Notice légale )

Cochez cette case pour accepter ces conditions