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Les programmes d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour les hôpitaux

Voici les propositions santé, et plus spécifiquement celles concernant les hôpitaux, des deux candidats qui se sont qualifiés le 23 avril pour le second tour de l'élection présidentielle, qui aura lieu le 7 mai.

D'après les résultats du premier tour des élections présidentielles 2017, Emmanuel Macron, candidat pour la première fois à la présidentielle, a remporté 24,01% des voix et Marine Le Pen 21,30%. En 2012, la candidate du Front National avait recueilli 17,90% des suffrages.

Emmanuel Macron

Fin février, le candidat d'En Marche! a annoncé un plan d'investissement de 5 milliards d'euros dans la santé. Il a détaillé ses propositions dans son programme officiel publié début mars.

Sur la prévention, il propose de créer un service sanitaire de 3 mois pour tous les étudiants en santé, dont 40.000 d'entre eux interviendront dans les écoles ou les entreprises.

Le candidat veut accélérer le déploiement des groupements hospitaliers de territoire (GHT) tout en mettant davantage de "liant" entre eux et les autres acteurs de l'offre et doubler le nombre de maisons de santé.

Dans un courrier réponse aux propositions de la Fédération hospitalière de France (FHF) envoyé le 21 avril, Olivier Véran, référent santé de l'équipe d'En Marche! évoque aussi "davantage d'autonomie contractuelle dans les hôpitaux, dans un cadre sécurisé nationalement pour recruter des talents à l'hôpital et les installer dans la durée."

Emmanuel Macron avait déjà évoqué le fait de diversifier les modes de rémunération des professionnels et les modes de financement des hôpitaux, dans un cadre sécurisé nationalement.

"Moins d'obstacles statutaires"

Olivier Véran déclare au nom d'Emmanuel Macron vouloir s'engager "pour un service public qui gère mieux ses agents, en s'attaquant aux rigidités, avec un effort exceptionnel en faveur de la formation, plus de passerelles, plus de possibilités de reconversion, moins d'obstacles statutaires qui limiteraient la progression des soignants".

Et complète en évoquant "l'attention particulière qui sera apportée à l'évolution de la carrière des directeurs, à l'heure des groupements hospitaliers de territoire".

"Renforcer l'attractivité des carrières, c'est aussi refuser que s'installent des déserts hospitaliers et leur corollaire, le recrutement massif et très couteux de médecins intérimaires", précise Olivier Véran dans sa lettre.

"C'est dans cet esprit que nous proposons un grand plan pour la démographie des professions de santé, incluant une réflexion sur la suppression du numerus clausus, injuste et inefficace, remplacé par un dispositif plus pragmatique", ajoute-t-il.

Olivier Véran annonce par ailleurs que "chaque établissement recevant du public devra à terme afficher ses résultats et rendre compte sur la qualité et la pertinence des soins, le service rendu pour les malades".

Dans son programme, le candidat promet aussi de gérer les dépenses et la stratégie de santé sur un horizon de plusieurs années pour donner de la visibilité et de la stabilité aux acteurs de santé avec engagement dans un objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) à 5 ans. Emmanuel Macron a annoncé vouloir maintenir l'Ondam à 2,3% sur 2018-2022.

S'agissant de la fonction publique, il veut redéployer les effectifs pour créer des postes dans les services qui répondent à l'évolution des besoins des citoyens (éducation et sécurité). Les effectifs de la fonction publique hospitalière (FPH) seront maintenus, mais 120.000 postes ne seront pas renouvelés dans la fonction publique territoriale (70.000) et dans la fonction publique d'Etat (50.000).

Il a également annoncé vouloir créer un "fonds pour l'industrie et l'innovation" de 10 milliards d'euros, avec pour objectif de financer "l'industrie du futur" et d'inciter les laboratoires à produire en France et diffuser "plus rapidement" l'innovation.

Sur la thématique "environnement et transition écologique", il promet de mener une "campagne de mobilisation de même ampleur que le plan cancer afin de sensibiliser les Français et d'inciter à des nouvelles pratiques de consommation".

Marine Le Pen

Marine Le Pen avait organisé en décembre 2016 une "convention thématique" sur le thème "Santé: protéger les Français" et présenté en février "144 engagements présidentiels" dont une douzaine concernait la santé.

La candidate du Front National estime notamment que les tendances lourdes de la société, comme le vieillissement, la dépendance et les progrès médicaux, rendent incontournable une "progression des dépenses de santé et du budget des hôpitaux".

Elle assure que ses mesures sociales seront "plus que financées par des économies de gestion, la lutte contre la fraude ["création d'une carte Vitale biométrique fusionnée avec le titre d'identité"] et la baisse des dépenses sociales qui découlera de la réduction drastique des flux migratoires". Elle voit aussi dans la suppression de l'aide médicale de l'Etat (AME), destinée aux étrangers en situation irrégulière, une source d'économies.

S'agissant de la fonction publique, elle compte "dégeler et revaloriser" le point d'indice et "préserver le statut". Elle promet aussi d'augmenter les effectifs hospitaliers, sans donner de chiffres.

En avril, la candidate du FN a diffusé un livret thématique sur la santé, intitulé "Garantissons la sécurité sociale pour tous les Français", dans lequel elle propose un "grand plan de rénovation et de modernisation des établissements de santé" axé sur les systèmes d'information.

Elle y annonce aussi la remise à plat des groupements hospitaliers de territoire (GHT) et de la tarification à l'activité (T2A).

Elle déclare également vouloir prendre "sereinement le virage ambulatoire afin de désengorger les services hospitaliers de cas ne requérant pas une hospitalisation totale", sans préciser les critères de sélection.

Afin de "faire émerger une saine concurrence" entre les établissements de santé et entre le public et le privé, elle propose de développer une "évaluation des établissements de santé, telle qu'elle existe déjà, mais en utilisant des critères standardisés, permettant une réelle comparaison", sans toutefois préciser la nature de ces critères.

Elle insiste également pour que les "établissements de santé privés puissent trouver leur place". La concurrence entre public et privé "ira dans le sens d'une amélioration de la qualité des soins", selon la candidate du FN.

Dans ce document, elle évoque par deux fois les questions de sécurité à l'hôpital. Elle veut "garantir la sécurité des professionnels de santé confrontés au quotidien à des agressions verbales et physiques". Et déclare vouloir donner plus de pouvoir aux soignants "en les protégeant face à l'insécurité grandissante et aux revendications communautaristes".

Elle déclare vouloir "lutter contre le fléau" du "'burn-out' et des suicides des soignants" qui "n'est pas admissible". Mais dans le même temps, elle annonce vouloir "lutter contre les arrêts maladies injustifiés".

Développer la télémédecine est une autre de ses propositions. Elle annonce vouloir "reconnaître les téléconsultations au même titre que les consultations physiques".

Elle affiche son soutien aux "start-ups innovantes du domaine biomédical, en leur permettant de développer leurs produits et services, par la création d'un fonds 100% public d'aide à l'innovation en santé."

Quant aux subventions publiques aux entreprises innovantes, elles "seront soumises à une obligation de ne pas vendre l'entreprise ou les technologies à une entreprise étrangère, et ce pendant une durée de 10 ans, sous peine de devoir rembourser les sommes perçues".

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