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Les urgences de l'Hôtel-Dieu fermées temporairement pour renforcer les équipes de soins critiques à Cochin (AP-HP)

La fermeture temporaire du service des urgences de l'Hôtel-Dieu, dans le 4e arrondissement de Paris, va permettre de redéployer ses personnels pour renforcer les équipes de soins critiques de l'hôpital Cochin face à la montée en puissance de l'épidémie de Covid-19, a expliqué le 3 novembre l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP).

La nécessité d’"utiliser à plein essor les compétences des professionnels des différents sites" a conduit "à proposer l'arrêt temporaire des activités du service des urgences de l'Hôtel-Dieu", a exposé le Pr Alain Cariou, directeur médical de crise du GHU AP-HP Centre-Université de Paris, lors d'une audioconférence de presse abordant la situation des services de réanimation de l'AP-HP face à la crise sanitaire.

"Cela va nous permettre de remobiliser sur le site de Cochin notamment des professionnels compétents dans les secteurs des soins critiques", a-t-il poursuivi.

Ce redéploiement, "nécessaire pendant la durée du pic épidémique", est justifié "par l'importance de ce renfort", qui représente pour le site de Cochin "une quinzaine d'infirmiers spécialisés et 18 aides-soignants", a-t-il précisé.

Il permet aussi de "dégager des possibilités d'utiliser le site de l'Hôtel-Dieu pour d'autres missions", comme "la prise en charge en ambulatoire, le renforcement des activités de dépistage, certaines activités de recherche, la poursuite des activités sur les essais vaccinaux".

"Tous les services des urgences voient leur activité diminuer en ce moment, et celui de l'Hôtel-Dieu est celui qui, en période normale, a le plus petit nombre de passages", a relevé Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP. L'hôpital Cochin sera en capacité d'absorber le flux nécessaire, a-t-il estimé.

De nombreuses critiques se sont élevées contre cette décision le 3 novembre, notamment de la part d'élus de gauche et de la CGT, qui a assimilé ce choix à un "contresens" dans un communiqué.

Lors de la première vague épidémique, la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, qui avait accueilli un centre de dépistage du Covid, avait déjà suscité la polémique, note-t-on.

La piste d'utiliser les locaux disponibles de l'Hôtel-Dieu pour accueillir une offre de soins critiques reste exclue, a ajouté le Pr Alain Cariou, évoquant une nouvelle fois l'inadaptation technique des lieux. "Sur le plan de l'efficience, il était plus intéressant de renforcer des secteurs déjà ouverts, notamment sur le site de Cochin."

Il a aussi pointé "un enjeu d'ancrage des structures de soins critiques dans un environnement et un tissu hospitaliers qui comportent d'autres unités d'hospitalisation, des moyens techniques assez nombreux", ce qui rend difficile de "déporter des structures de soins critiques dans des endroits essentiellement consacrés à l'activité ambulatoire".

mlb/gdl/nc

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