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Lors de la 2e vague, les anesthésistes-réanimateurs appellent à une déprogrammation "intelligente"

Le Conseil national professionnel d'anesthésie-réanimation et médecine péri-opératoire (CNP ARMPO) appelle, dans un communiqué publié le 23 octobre, à une coordination de l'ensemble des établissements de santé pour faire face à la 2e vague de la pandémie de Covid-19, avec une déprogrammation "intelligente" des patients non Covid organisée avec les professionnels de terrain.

"Notre spécialité prend note ces derniers jours des décisions de certaines ARS de déprogrammations préventives brutales, annoncées sans concertation en amont avec les praticiens et sans tenir compte des contraintes et de la situation sanitaire propres à chaque bassin", écrivent le CNP-ARMPO et ses composantes dans leur communiqué commun.

Ils soulignent qu'une coordination de l'ensemble des établissements de santé est indispensable, et qu'elle doit "s’articuler autour d’un établissement référent mais doit également intégrer les autres structures du secteur concerné. Il est évident qu’il ne peut pas y avoir un seul modèle organisationnel et les établissements publics et privés doivent unir leurs moyens par bassin sanitaire".

Il s'agit d'optimiser les prises en charge en organisant aussi bien la filière non Covid que la filière Covid.

"Une déprogrammation 'intelligente' des patients non Covid doit s’organiser essentiellement avec les acteurs médicaux de terrain et non pas sur une seule approche comptable des lits et des moyens", plaident les organisations professionnelles.

Elles estiment que des organisations par bassin, voire par hub (dans les grandes villes), devraient être privilégiées, "avec des centres dédiés aux patients Covid lourds". L'organisation n'est pas forcément superposable d'un bassin à l'autre, "et c'est là que l'expertise des acteurs de terrain prend tout son sens".

"Aujourd’hui encore sont opérés des patients dont l’intervention devait avoir lieu en mars 2020. Il paraît difficile de les décaler à nouveau d’autant que le statut médical de ces patients s’est dégradé", soulignent-elles.

Elles considèrent indispensable d’éviter de nouveaux retards de prise en charge des pathologies chroniques et de maintenir autant que possible une activité non Covid. "Il n’est pas envisageable de laisser préventivement des équipes entières sans activité."

"Nous avons su prouver nos capacités de réactivité lors de la première vague, et saurons nous adapter dans des délais très courts", assurent-elles.

Le CNP-ARMPO regroupe la Société française d'anesthésie réanimation (Sfar), le Collège national des enseignants d'anesthésie réanimation (Cnear), le Syndicat national des anesthésistes réanimateurs français (Snarf), le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs élargi (SNPHAR-E), le Syndicat national des médecins anesthésistes réanimateurs non universitaires (Smarnu) et le Syndicat national des jeunes anesthésistes réanimateurs (SNJAR).

cd/gdl/nc

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