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Malgré la crise sanitaire, le CHU de Nantes a poursuivi ses projets en 2020 sans prendre de retard

Crédit CHU de Nantes
Crédit CHU de Nantes

(Par Sylvie LAPOSTOLLE, à Nantes)

NANTES, 3 février 2021 (TecHopital) - En 2020, le CHU de Nantes est arrivé à maîtriser les enjeux de la crise sanitaire tout en poursuivant sa stratégie de développement pour être au rendez-vous de ses ambitions, notamment pour la construction du nouvel hôpital sur l’Ile-de-Nantes en 2026, a estimé son directeur général, Philippe El Saïr, le 28 janvier lors d’une conférence de presse.

"L’année 2020 restera une année particulière pour les hospitaliers, avec une crise sanitaire sans précédent. Dans cette période inédite, les équipes du CHU de Nantes ont répondu présent. Elles ont fait preuve de créativité quand il a fallu fabriquer nous-mêmes des équipements de protection individuelle (EPI) pendant la 1re vague et se sont mobilisées sur la 2e vague pour mettre à disposition du personnel dans les Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes] du territoire", a récapitulé le DG, saluant l’engagement du personnel.

"Nous avons cherché à ne pas perdre le fil dans cette année exceptionnelle", a poursuivi Philippe El Saïr. Sur le plan financier, le CHU qui bénéficiait d'une situation saine jusqu'à présent ne peut présenter de bilan pour 2020 du fait du calendrier déplacé "avec des atterrissages budgétaires que l’on connaîtra à la fin du premier trimestre", mais il a été créateur d’emplois avec 77 équivalents temps plein (ETP) en plus hors Covid.

Divers projets ont pu être réalisés comme l’ouverture de l’unité de médecine aiguë gériatrique (30 lits) débutée en décembre 2019 qui s’est terminée en février 2020, de nombreux projets portés en psychiatrie avec le soutien de l’agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire dans le cadre d’appels à projets (développement de l’offre d’hébergement thérapeutique, ouverture d’une plateforme d’évaluation des troubles du neurodéveloppement, un programme spécifique pour les SDF) et l’ouverture du nouveau bâtiment du pôle de médecine, physique et réadaptation (MPR) en novembre 2020.

De nombreux projets en 2021

"L’année 2021 restera source de projets. Nous avons enclenché une augmentation des capacités de réanimation médicale et chirurgicale (+8 lits), tirant les conséquences de la crise", a cité le DG.

Le CHU renouvellera ses automates qui prennent en charge une grande part des examens de biologie, notamment d’urgence, pour un investissement de 2 millions d’euros. En cancérologie, en lien avec l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO), il va acquérir deux équipements de médecine nucléaire: un TEP-Scan, et un TEP-IRM qui seront installés à l’Hôtel-Dieu. Il est aussi prévu la mise en place d'une équipe mobile de gériatrie sur le territoire.

"Les projets phares commencés avant la crise ont continué à se déployer pour répondre à tous les patients comme le développement de la chirurgie cardiaque pédiatrique (qui bénéficie aussi à la Bretagne qui doit aller jusqu’en Ile-de-France sinon) pour devenir centre de référence sur les cardiopathies congénitales, les CAR-T cells qui ont pu traiter 43 patients en 2020 ou encore la télémédecine", a ajouté le Pr Asehnoune.

Le président de CME a souligné le dynamisme de la recherche clinique en 2020 avec une progression du nombre d’études actives (2.131 en 2020 contre 1.994 en 2019) et des inclusions dans les études interventionnelles (9.646 contre 6.463 en 2020). Toutes études confondues, près de 28.000 patients ont été inclus dans une étude en 2020.

Des projets d’envergure ont été lancés, comme le projet européen HAP2, porté par le Pr Antoine Roquilly, sur les pneumopathies par immunothérapie. Le projet RHU (projet de recherche hospitalo-universitaire en santé) Success, relatif aux pansements biologiques en dermatologie, mené par le Pr Brigitte Dreno (6,4 millions d'euros -M€), a aussi connu son lancement opérationnel.

En 2021, le CHU participera aux appels à projets du programme d’investissements d’avenir (PI4) lancé en janvier notamment en recherche translationnelle (RHU) et en santé digitale.

L’année 2020 a permis de relancer le projet d'I-Site-Next2 avec un pôle santé pour accroître l’attractivité nantaise et de poursuivre la préparation de la nouvelle université de Nantes (Nantes université) espérée pour 2022 après le passage devant un jury international à l'automne, a ajouté le Pr Jollier.

Une nouvelle étape franchie pour la construction du nouvel hôpital sur l'île de Nantes

"Ne pas ralentir, ne pas dévier, c’est aussi important pour le nouvel hôpital sur l’île de Nantes", grand projet architectural programmé pour 2026 (953 M€), a indiqué Philippe El Saïr. Le CHU est devenu propriétaire du terrain en octobre 2020 et a lancé "les travaux de terrassement qui vont durer 14 mois pour un ouvrage exceptionnel" (évacuation et comblement de 360.000 m³). La mise en concurrence des entreprises se poursuit pour 13 lots sur 36 actuellement en négociation. Les résultats sont attendus dans le "courant du printemps".

A la demande de la présidente du conseil de surveillance, Johanna Rolland, des travaux sont en cours pour formuler des propositions sur le capacitaire, en tenant compte de l’évolution du cadre national et de la poussée démographique qui peut "revisiter les cartes" dans cette région, a mentionné le DG sans en dire plus.

"Sur le plan des soins, le projet est très cohérent avec les enseignements de la crise sanitaire. Il est évolutif, modulaire avec son architecture en plots pour les plateaux de consultation, les unités d’hospitalisation, l’ambulatoire et peut donc s’adapter au mieux aux nouveaux enjeux épidémiques", a noté le Pr Asehnoune.

Son implantation dans un quartier hospitalo-universitaire avec les synergies attendues (CHU et, en face, faculté et instituts de recherche) est très pertinente pour le lien entre soins, enseignement et recherche, et pour son attractivité, en centre-ville comme c'est le cas à Melbourne (Australie) pour le cancer, a-t-il ajouté.

"Son caractère intégré fait sa spécialité. Le pôle santé comprendra 7.000 étudiants, près des instituts de recherche, des start-up créatrices d'emplois. Ce sera assez unique en France", a souligné Philippe El Saïr.

sl/gdl/ab

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