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Médicaments : les robots sont rapides, leur intégration moins

PARIS, 2 octobre (Direct Hôpital) - Le Centre Hospitalier (CH) de la Région d’Annecy a été pionnier en matière d’équipement en système de délivrance nominative automatisée. Julien Fiot, pharmacien au CH, commente les principaux avantages du robot sans minimiser le chemin à parcourir par le personnel.

Le système ATHENA (société Sinteco) assure le découpage des blisters et le sur-conditionnement des médicaments en sachets-doses unitaires, pour 600 références. Il se différencie des automates de reconditionnement, dont les médicaments doivent être déblistérisés.

Le robot permet ainsi de stocker environ "30.000 sachets doses unitaires, correspondant à 5 jours de stock pour les médicaments à très forte rotation", indique Julien Fiot. La délivrance aux patients est nominative et entièrement sécurisée. "Le système assure également le retour en stock des médicaments non administrés, la lecture du code-barres figurant sur les sachets doses unitaires permettant de tenir compte de la date de péremption du médicament pour le retour en stock", ajoute-t-il.

La capacité de sur-conditionnement est de 500 doses par heure et par module, soit pour 2 modules installés à Annecy, 1.000 doses par heure. Toutefois, fait observer le pharmacien, les nouveaux automates de la société Sinteco peuvent aller jusqu’à "900 doses par heure et par module".

"Chaque sachet est parfaitement identifié, comprenant le nom commercial du médicament, sa DCI,  le dosage et la forme galénique, le numéro de lot, la date de péremption, les mentions légales, ainsi que d’autres informations propres à chaque molécule", détaille-t-il. Les sachets sont également identifiés par un numéro unique et deux codes-barres: "un code-barres de gestion interne et un autre de traçabilité complète, incluant au moment de la délivrance des informations relatives au patient, le jour et l’heure d’administration du médicament prescrit", poursuit-il. Autre avantage du système : la possibilité de gérer n’importe quel type de conditionnement, qu’il s’agisse de formes sèches, sachets en poudre, flacons, ampoules injectables…

Une liste des services éligibles au processus a permis d’automatiser 80% de la délivrance médicamenteuse dédiée à 700 lits de MCO (médecine, chirurgie, obstétrique), psychiatrie et gériatrie long séjour (en excluant la réanimation et la maternité). Seuls 20% des médicaments sont délivrés manuellement.

Du point de vue des ressources humaines, le processus mis en place nécessite "quatre préparateurs, deux techniciens de production et un technicien participant à la maintenance", explique Julien Fiot.

Le gain de temps dans les unités de soins est indéniable : estimé entre deux et trois heures par jour et par service, il permet de supprimer les bons de commande, la  manutention pour le rangement dans les armoires de soins, ainsi que la préparation des piluliers. Enfin, le gain en qualité est confirmé, avec un taux d’anomalies de conditionnement de 0,03% contre 5 à 10% d’erreurs de délivrance statistiquement recensées en mode manuel.

Toutefois, prévient Julien Fiot, cet "équipement industriel nécessite l’adhésion du personnel, celui-ci devant s’adapter à une nouvelle organisation avec des cadencements". De fait, à Annecy, "il a fallu près de trois ans pour le faire accepter par les pharmaciens et les soignants".

En France, les Hospices Civils de Lyon (HCL) et le CH de Valenciennes se sont dotés d’un robot d’une firme concurrente (PILLPICK de Swisslog). Le CHU de Toulouse a, quant à lui, choisi ATHENA en l’intégrant à une plateforme logistique./ar

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