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Plateforme logistique: à Marseille, le choix d’un partenariat public/privé

De plus en plus d’établissements choisissent de regrouper leurs fonctions logistiques au sein d’une même plateforme.
De plus en plus d’établissements choisissent de regrouper leurs fonctions logistiques au sein d’une même plateforme.

PARIS, 19 octobre (Direct Hôpital) – De plus en plus d’établissements choisissent de regrouper leurs fonctions logistiques au sein d’une même plateforme, qui peut être décentralisée afin d’obtenir une meilleure rentabilité. Dans cette optique, le choix d’un partenariat public/privé (PPP) peut s’imposer. Explications de Claire Mopin, chef de projet et directrice des services économiques et logistiques à l’AP-HM, lors d’une session organisée dans le cadre du congrès Hopitech, début octobre à Amiens.

L’AP-HM comprend 4 principaux sites hospitaliers et emploie 15.000 agents (personnel médical et non médical). La plateforme logistique, regroupée sur un site unique dans le quartier nord de Marseille, englobera la restauration, la blanchisserie, la stérilisation et les magasins, décrit Claire Mopin.

Selon elle, le choix a été de préserver les compétences internes existantes et de les optimiser, tout en fournissant une prestation de qualité à un coût comparable au secteur privé. Le projet a été validé par la direction générale et l’ensemble des instances de l’établissement, malgré une certaine réticence en interne liée essentiellement à la crainte d’une lourdeur financière, retrace-t-elle. "La rentabilité du projet, qui devait permettre à l’AP-HM de dégager des économies" apparaissait comme un objectif incontournable, souligne-t-elle.

Or, avant ce projet de plateforme logistique, "la restauration, la blanchisserie et le magasin se caractérisaient par une vétusté des locaux, des fonctions organisationnelles hétérogènes, une organisation coûteuse et une qualité de prestations insuffisante, dans un contexte par ailleurs concurrentiel (construction d’un établissement privé sur Marseille de grande taille)", rappelle la directrice.

Le projet d’établissement 2010-2014 prévoit  non seulement que cette plateforme "s’autofinance", mais aussi de "travailler sur les conditions de travail du personnel, actuellement très dégradées", avec par conséquent un frein à lever : celui de "mobiliser et motiver le personnel", reconnaît-elle.

Sur 25.000 m², cette structure dont la livraison est attendue pour avril 2013 regroupera :

  • les magasins centraux (gestion d’un flux quotidien de 70 palettes de fournitures et consommables sur la base de 1.000 références),
  • la restauration (11.000 repas par jour pour les patients et un self pour le personnel),
  • la blanchisserie (17 tonnes de linge traité par jour et 25 tonnes de stockage de linge sale),
  • la stérilisation (630 paniers, 40 chariots et 18m3 d’instruments médicaux en 4 heures),
  • la logistique de transport (20 camions et 80 rotations quotidiennes).

Afin de réduire le coût de l’investissement (80 millions d’euros au final), l’AP-HM s’est lancée dans un contrat de PPP (Partenariat Public/Privé), signé en novembre 2010 avec une structure dédiée au projet, baptisée Polemed. Auparavant, "un dialogue compétitif a été entrepris avec deux autres candidats, Bouygues et Sodexo FM", indique Claire Mopin, interrogée par Direct Hôpital. Polemed est constituée de plusieurs entités: Vinci Construction France, Gespace France (filiale de Dalkia), Dumez Méditerranée (entreprise générale du bâtiment) et la société SEIF (société d’étude et d’installation frigorifique).

"Le contrat de PPP s’étend sur 25 ans et englobe un contrat de promotion avec Dalkia Adim et un contrat de maintenance avec Dalkia France", précise Arnaud Moral, directeur de Dalkia Maintenance. Une convention de crédit a par ailleurs été signée avec la Caisse d’Epargne, ajoute-t-il.

Ce contrat permet de "financer et construire la plateforme, fournir les équipements pour les fonctions techniques et les fonctionnalités transversales, prendre en charge la maintenance pendant 25 ans, couvrir le gros entretien et le renouvellement des équipements, ainsi que le gardiennage et le nettoyage, [de même], exploiter et assurer la maintenance de la centrale d’énergie", détaille Claire Mopin.

Au total, "24 mois de travaux" auront été nécessaires à la création de cette plateforme, avec "une fin du gros œuvre en juin 2012, une intervention des process de juillet à décembre, un réglage des équipements prévu en janvier 2013, une marche à blanc et une formation en février-mars", liste Arnaud Moral. Le planning est pour l’instant respecté, se félicite-t-il.

Selon lui, ce type de projet est tout à fait reproductible et d’autres petits CH du département ont d’ores et déjà témoigné de l’intérêt d’une mutualisation./ar

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