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Pour les prématurés, les chambres individuelles favorisent l'allaitement et réduisent les risques d'infection

Crédit : Fotolia/ Brocreative
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PARIS, 22 janvier 2019 (TecHopital) - L'hospitalisation des bébés prématurés dans des chambres individuelles familiales est associée à une réduction des risques d'infection bactérienne et une amélioration du taux d'allaitement, par rapport à une hospitalisation dans une unité néonatale ouverte, ou chambre à plusieurs incubateurs, selon une étude néerlandaise publiée dans The Lancet Child & Adolescent Health.

L'effet de l'environnement hospitalier sur la santé et le développement neurologique des prématurés reste une question très débattue.

Récemment, les unités de néonatologie ont commencé à intégrer des chambres familiales individuelles, au lieu des unités ouvertes ou chambres à multiples incubateurs classiques, afin de favoriser les liens enfant-parents, réduire le stress lié aux stimulations sonores et lumineuses, et favoriser l'intimité. Le bénéfice de ces structures sur le développement du bébé reste toutefois débattu.

Nicole van Veenendaal et ses collègues du centre médical universitaire d'Amsterdam ont réalisé une revue systématique de la littérature scientifique et une méta-analyse sur ce sujet, avec l'objectif principal de déterminer l'effet des chambres individuelles sur le développement neurologique à long terme des prématurés. Ils ont également examiné l'effet de ces chambres individuelles sur le sepsis, c'est à dire une inflammation violente liée à une infection bactérienne, l'allaitement exclusif, la croissance, la dysplasie bronchopulmonaire, l'hémorragie intraventriculaire, la rétinopathie liée à la prématurité et la mortalité.

Ils ont identifié 13 populations d'étude, ayant fait l'objet de 25 publications, soit 4.793 bébés prématurés.

Les données sur le développement neurologique n'étaient disponibles que pour 680 enfants. Il n'y avait pas de différence sur ce critère entre les bébés hospitalisés en chambre individuelle et ceux hospitalisés en unité ouverte.

En revanche, le risque de sepsis était significativement réduit de 37% (sur 4.165 bébés analysés), et le risque d'allaitement maternel exclusif à la sortie de l'hôpital était significativement plus élevé de 31% (sur 484 bébés analysés), chez les bébés hospitalisés en chambre individuelle par rapport à ceux hospitalisés en unité classique.

Il n'y avait pas de différence significative sur les autres critères étudiés.

Sophie van der Schoor, principal auteur de l'étude, souligne dans un communiqué du Lancet Child & Adolescent Health que dans toutes les études analysées, les critères n'étaient évalués au maximum que jusqu'à l'âge de 2 ans. Or les difficultés cognitives peuvent apparaître plus tard au cours de la scolarité, et même pour les déficits cognitifs sévères plus tardifs, la fiabilité d'une détection précoce est faible. "Les déficits neurocognitifs mettent longtemps à se développer, par conséquent plus d'études et avec un suivi plus long sont nécessaires", indique-t-elle.

Les chambres individuelles présentent des avantages et des inconvénients -parmi ces derniers le risque que les parents se sentent trop isolés, et la nécessaire réorganisation au niveau du personnel pour s'occuper des occupants de ces chambres individuelles. Les restructurations nécessaires à la création de ces chambres individuelles dans les unités néonatales auront également un impact économique important sur les coûts et les ressources de santé", souligne Jayanta Banerjee du Queen Charlotte's and Chelsea Hospital à Londres, dans un commentaire accompagnant l'article.

"Nos résultats soutiennent le développement futur de la construction de chambres individuelles familiales et apportent des arguments pour tous les acteurs et décideurs dans le champ des soins néonatals", concluent les auteurs de l'étude.

(Lancet Child & Adolescent Health, publication en ligne du 7 janvier)

cd/sl/nc

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