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Primum non nocere aiguille les établissements dans leur stratégie énergétique

Crédit: Shutterstock/weedezign
Crédit: Shutterstock/weedezign

Le bureau d'étude Primum non nocere, filiale du Comité pour le développement durable en santé (C2DS), a été créé en 2010 avec l'ambition de fournir des diagnostics de développement durable aux établissements du secteur sanitaire et du médico-social.

Ses équipes interviennent "sur tous les thèmes du développement durable" et propose des missions d'accompagnement de deux ans au maximum par exemple sur la qualité de l'air intérieur, de l'eau, de la vie au travail ou encore sur la gestion des déchets.

Olivier Holweck, ingénieur thermicien de Primum non nocere, présentait le 11 février dernier le pôle "énergie" de son agence. Il s'exprimait à l'occasion d'une journée de réflexion sur la transition écologique dans le monde de la santé en partenariat avec l'Agence parisienne du climat (APC).

Le volet énergétique de Primum non nocere se divise en deux "outils". Dans le cadre d'un audit énergétique, l'agence propose tout d'abord "un diagnostic de l'existant". "On récupère toutes les informations dont on a besoin" pour ensuite modéliser le fonctionnement de l'établissement sur ordinateur, a expliqué Olivier Holweck.

Grâce à une "série de relevés" par caméra thermique, l'équipe traque notamment les défauts dans la construction et/ou le fonctionnement des bâtiments.

"La première chose qu'on arrive à voir c'est où se font les déperditions de chaleur" (toiture, murs, sol...); ce qui permet ensuite de travailler à des façons de limiter les pertes énergétiques et de simuler informatiquement différents scénarios.

"Tout cela donne lieu à un rapport et à des propositions de plan d'actions", selon les besoins des professionnels et la capacité de l'établissement à investir.

Primum non nocere propose également d'"éplucher les factures" énergétiques de ses partenaires, à la recherche d'économies potentielles. Des factures qui reflètent "fréquemment" un abonnement énergétique inaproprié. "Parfois, on constate des abonnements deux fois plus élevés que ce qui est consommé", a rapporté le thermicien.

A l'inverse, un surcoût peut découler d'un abonnement "trop bas", engendrant "beaucoup de crêtes" et donc "beaucoup de suppléments" de facturation.

Un bilan carbone complet

L'agence du C2DS propose également de réaliser un bilan carbone complet. Celui-ci englobe les deux "scopes" du bilan de gaz à effet de serre (GES) classique, et y ajoute un troisième.

Il évalue ainsi les émissions de GES directes (émissions de la chaudière, pertes de gaz etc.) et les émissions en lien avec la consommation énergétique de l'établissement (électricité, réseau chaud et réseau froid...).

Le troisième scope, qui représenterait à lui seul un peu moins de 75% du bilan carbone des établissements de santé, compte quant à lui "tout le reste". A titre d'exemple, Primum non nocere évalue l'impact écologique des déplacements du personnel, et même des patients.

Un personnel de l'accueil est pour cela formé à demander au patient avec quel moyen de transport il est venu, combien de kilomètres il a parcouru depuis son domicile. Les résultats de l'enquête sont finalement "extrapolés sur l'année".

Sont également inclus dans le troisième scope: les achats, l'impact du déplacement du fret, du matériel, les denrées alimentaires, les déchets et leur transit...

Là encore, le travail des équipes Primum non nocere a vocation à orienter les politiques et éventuels investissements des établissements; en incitant, pourquoi pas, au covoiturage entre collègues lorsque l'organisation y est favorable.

L'agence propose enfin, au terme de sa mission d'accompagnement, de former "trois ou quatre" agents à la poursuite de la démarche énergie. "Nous vous laissons les outils pour que vous puissiez continuer vos bilans carbone", a ainsi relaté Olivier Holweck aux représentants d'établissements de santé présents dans l'assistance.

Parce qu'"une bonne image est toujours bonne pour l'établissement", cette démarche s'accompagne du droit d'utiliser la marque "bilan carbone". Détenue par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), elle est octroyée durant une année à l'établissement de santé pour sa promotion.

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