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Qualité de l'air au bloc: les équipes du CH de Chalon-sur-Saône ont résolu des non-conformités (Hopitech 2019)

Diapositive du CH de Chalon-sur-Saône présentée lors d'Hopitech 2019
Diapositive du CH de Chalon-sur-Saône présentée lors d'Hopitech 2019

POITIERS, 8 novembre 2019 (TecHopital) - Le CH de Chalon-sur-Saône, à travers sa direction technique de la sécurité et du développement durable (DTS2D) et son équipe d'hygiène hospitalière, a réussi à résoudre une dizaine de non-conformités au sein des 9 blocs opératoires que compte l'établissement, mais a aussi chiffré les économies d'énergie réalisées en réduisant l'activité des centrales de traitement d'air (CTA) en période inoccupée, a-t-on appris lors d'Hopitech.

Le nouveau bâtiment monobloc du centre hospitalier chalonnais, couvrant une surface de 72.000 m², a ouvert ses portes en 2011 et comprend 70 CTA, incluant 30 zones à environnement maîtrisé (ZEM).

Un comité environnement a été créé en 2011, composé d'hygiénistes, biologistes pharmaciens, biomédicaux, mais aussi de la direction de la qualité et de gestion des risques. Ce comité se réunit au minimum 3 fois par an. "Mais en cas d'alerte nous nous mobilisons rapidement", a déclaré Nathalie Gras, biohygiéniste, membre de l'équipe opérationnelle d'hygiène hospitalière, lors des journées Hopitech 2019, à Poitiers.

Sa mission est d'organiser le cahier des charges ainsi que le planning des prestations de qualification. Mais surtout, il a pour mission d’analyser en détail les rapports des prestataires. "Ce qui est important c'est de connaître notre historique et d'établir les plans d'action à mettre en place", a-t-elle expliqué.

Un travail sur la qualité de l'air a donc été réalisé sur les 9 salles de bloc opératoire, 5 étant en classe de risque 4, et 4 en classe de risque 3. Les salles de bloc sont équipés d'écrans tactiles qui permettent aux utilisateurs de changer les consignes de température ou de passer du mode occupé à celui d'inoccupé.

En ce qui concerne la surveillance des blocs opératoires, le prestataire les contrôle une fois par an et des contrôles en interne des niveaux de particules sont réalisés une fois par semaine, et cela hors activité.

Un carnet appelé Sanit'AIR a été mis en place. Tous les professionnels concernés par la maîtrise de la qualité de l'air ont accès à ces données sur le réseau informatique. Il s'agit des mails de non-conformité, des circulaires, normes, comptes rendus, toute la maintenance et sa traçabilité ainsi que l'architecture et la technologie.

"Nous avons constaté un décalage des heures des écrans de la gestion technique centralisée (GTC) et l'heure de la salle", a détaillé Hervé Frick, chargé de la gestion de l'eau et de l'air au sein du groupement hospitalier de territoire (GHT) et membre de la direction technique de la sécurité et du développement durable (DTS2D) du CH de Chalon-sur-Saône. "Nous avons demandé à notre prestataire de nous donner un accès aux GTC pour faire les mises à jour des écrans de la salle et permettre la synchronisation."

Autre non-conformité, "nous avons constaté une dérive du nombre de particules lors des contrôles internes. il s'agissait d'un problème d'encrassement prématuré des filtres de reprise. Nous avons donc décidé de changer les filtres un peu plus souvent en réduisant le seuil d'encrassement des filtres".

Autre cas, "nous avons 9 salles dont une qui peut passer en mode dépression. Or, ce mode n'était pas du tout assimilé par le personnel du bloc. Nous avons donc fait ajouter une boîte de dialogue sur l'écran GTC obligeant l'opérateur à confirmer le passage en dépression".

L'analyse détaillée de la GTC a démontré que le mode inoccupation n'était pas utilisé. "Nous avons formé les gens à utiliser les salles en mode réduit. La cinétique de décontamination étant inférieure à 3 minutes, ce mode réduit n'empêche pas de réutiliser la salle rapidement."

Depuis 2016, les contrôles particulaires se font en activité. Toutes les activités du bloc sont donc tracées. "Une défaillance sur les ouvertures de portes a ainsi été enregistrée." Il s'agissait de variations rapides de surpression, indétectables par la GTC et ayant pour origine des problèmes de joints et "qui faisaient varier les débits". "Nous avons donc fait remplacer les joints."

Autre non-conformité signalée, "nous avons détecté un mauvais positionnement de la table et des chariots d'instruments stériles qui n'étaient pas sous le flux de traitement d'air. Nous avons donc décidé d'installer une matérialisation du flux de plafond filtrant par un marquage au sol". Une sensibilisation du personnel a été menée pour qu'ils respectent ce marquage au sol.

Autre cas de figure, sur l'écran de salle, une alarme se déclenchait pour manque de surpression à chaque ouverture de porte. "Nous avons donc fait modifier l'écran GTC. L'alarme est dorénavant déclenchée au bout de 120 secondes".

Enfin, des hublots ont été installés sur les portes de salle pour améliorer la communication et réduire l'ouverture des portes.

Formation du personnel des salles de bloc

Avec tous ces problèmes mis en évidence, l'équipe d'hygiène hospitalière a décidé de former le personnel du bloc opératoire qui "ne connaissait pas bien les installations, le traitement d'air, ni l'utilisation de la GTC". "Nous avons donc décidé de mettre en place une formation au bloc opératoire avec un diaporama dédié au traitement d'air d'après les installations réelles", a détaillé le technicien supérieur.

"Nous rappelons les normes de classification des salles, en présentant les différentes zones de traitement d'air et les CTA, la gestion technique centralisée, les comptages particulaires en activité, la gestion d'un dysfonctionnement de paramètre de salle.

"Nous évoquons enfin les fonctions et les consommations des modes occupation et inoccupation." En leur expliquant "les gains engendrés par le passage en mode inoccupé. Quand le mode inoccupé est activé, le principe est de passer en "tout-air neuf". On ne s'occupe plus du tout de l'hygrométrie, sachant que c'est ce qui coûte le plus cher. Et pour la température, on la laisse dériver entre 5 et 25°C pour garder une certaine tolérance par rapport aux médicaments présents en salle de bloc".

Diapositive du CH de Chalon-sur-Saône présentée lors d'Hopitech 2019
"Nous avons fait installer des compteurs d'énergie sur les batteries chaudes et froides d'une salle de bloc pour évaluer l'énergie en euros et ainsi sensibiliser le personnel" aux économies d'énergie. "Les compteurs ont été mis en service au mois de mars. Le coût d'une salle inoccupée est de 7 € en été. En mode occupation, il est de 81 € sur 24h et de 44 € si le mode occupation est activée sur 12 h et le mode inoccupation sur 12 h. "Le gain sur la période est donc de 37 €, ce qui n'est pas négligeable", fait remarquer Hervé Frick.

Ainsi, 59 personnes ont suivi cette formation pluriprofessionnelle (Iade, Ibode, agents logistiques, cadres de soin, etc.) comprenant de la théorie puis une visite des installations techniques. "Nous allons étendre la formation au corps médical, aux chirurgiens, si cela peut les intéresser", a-t-il conclu.

Au total, 3 sessions ont été programmées en octobre permettant de former les 85 agents du bloc opératoire.

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