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Recyclage des équipements médicaux : une filière gratuite

PARIS, 10 juin (Direct Hôpital) – Une filière de collecte et recyclage des déchets d'équipements médicaux électriques et électroniques a été créée par les industriels du secteur. Les professionnels de santé peuvent la solliciter gratuitement.

Est-ce un manque de notoriété ? La filière de collecte et de recyclage créée en août dernier par le syndicat d'industriels Snitem et l'éco-organisme Récylum n'a récupéré que 200 tonnes de déchets électriques et électroniques depuis septembre. C'est peu, face aux 15.000 tonnes d'équipements vendus aux hôpitaux chaque année.
 
"Nous rencontrons des hôpitaux qui nous expliquent qu'ils payent déjà une société pour récupérer leurs déchets", explique Hervé Grimaud, directeur de Récylum. Cette filière est pourtant gratuite. Elle regroupe plus de 40 fabricants du Snitem, représentant 60% du tonnage des dispositifs médicaux mis sur le marché. Ils se sont rassemblés et la financent en fonction de leur poids dans le secteur. Libre à eux de répercuter le coût de ce financement sur le prix de vente de leurs appareils, à l'image de la taxe "éco-participation" obligatoire sur les produits électroniques vendus au grand-public.
 
Récylum s'adresse aux établissements de santé, cabinets de radiologie, laboratoires d'analyse et autres professionnels de santé. L'organisme reprend le gros équipement (IRM, salles de radiographies, etc.) mais aussi le matériel plus léger (stérilisateur, échographie) et jusqu'aux bistouris, lits, lampes et équipements de sécurité. "Nous refusons seulement les Dasri, qui disposent d'une réglementation et une filière spécifique, et les systèmes de climatisation", précise Hervé Grimaud.
 
En fonction du matériel concerné, plusieurs solutions sont mises en œuvre. Les encombrants sont évacués au cas par cas, avec des grues ou des camions. Pour le reste, des conteneurs sont mis gratuitement à disposition des établissements, avec enlèvement régulier.
 
Récylum a aussi signé des partenariats avec d'autres entreprises (opérateurs de maintenance, collecteurs de Dasri…), habilitées à enlever ces déchets. 200 points de collecte sont aussi présents à travers le pays. La traçabilité des flux collectés est assurée jusqu'à leur recyclage complet.
 
L'éco-organisme, agréé par  arrêté ministériel, estime qu'il recyclera 800 tonnes de déchets cette année. Il vise un objectif de 45% du tonnage vendu en 2016 et de 65% en 2019. Le but est aussi d'attirer les autres industriels du secteur. "Plus nous seront nombreux, meilleur sera notre financement", précise le directeur de l'organisme, commercialement neutre.
 
La prise en charge des déchets électriques et électroniques par Récylum ne s'accompagne "d'aucune contrainte" pour les établissements de santé, assure-t-il. Une convention non-marchande, qui ne relève pas du code des marchés publics, peut être immédiatement signée. 
 
Seule difficulté : "changer les habitudes peut être difficile", explique le directeur. Le recyclage a pourtant de nombreux atouts. Outre la préservation des ressources naturelles (les équipements sont composés majoritairement de métaux, plastiques et verre), il permet de créer des emplois de proximité dans les centres de dépollution et de démantèlement des lots collectés. /mb

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