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Réduction du bruit : une priorité si l'on écoute les patients

PARIS, 15 avril (Direct Hôpital) – Les niveaux sonores dans les hôpitaux, notamment la nuit, sont un motif de plainte récurrent des patients. Avant d'entamer les grands travaux, il est possible de sensibiliser le personnel.

 

Portes qui claquent, chariots qui grincent, agents qui s'interpellent ou se passent des consignes… A l'intérieur hôpital ne rime pas toujours avec silence. "Le bruit perçu est un gros problème, admet Philippe Mayjonade, coordinateur général des pôles hôteliers de Lille. C'est le sixième ou septième motif de mécontentement des patients." Des chiffres qui proviennent de plus de 10.000 questionnaires de satisfaction, a-t-il expliqué lors d'un colloque de SPHconseil sur les Fonctions services et supports en santé (F3S).
 
Des études américaines ont montré depuis plusieurs années que les niveaux sonores dans les hôpitaux sont supérieurs aux préconisations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En janvier 2012, des chercheurs de l'université de Chicago relevaient ainsi que pour 94% des nuits, le niveau sonore était supérieur aux recommandations (38,2dB en moyenne, contre 30dB recommandés) avec des pics à 80,3dB, soit le niveau d'une tronçonneuse.
 
Parmi les sources de bruit les plus fréquemment rapportées par les patients figuraient les discussions du personnel (65%), les voisins de chambre (54%), les alarmes (42%), les interphones (39%) et les téléavertisseurs « pagers » (38%).
 
Plus récemment, les Agences régionales de santé (ARS) du Centre et du Limousin ont mesuré l'environnement sonore de trois services de néonatalogie (lire le compte-rendu de leur étude). Dans les services de néonatalogie du Centre hospitalier régional d’Orléans et du Centre hospitalier de Châteauroux, les niveaux sonores atteignaient 60 à 70 dB en moyenne et étaient trop élevés "aussi bien en période diurne qu’en période nocturne".
 
Un arrêté du 25 avril 2003 définit les seuils et exigences d'isolement des nouveaux bâtiments.
 
Pour les bâtiments plus anciens, avant de se lancer dans de gros travaux, il est possible de sensibiliser le personnel. "Le management peut permettre de diminuer le bruit des équipes", a expliqué Philippe Mayjonade. A condition de le leur expliquer clairement, car dans l'urgence, elles ne se rendent pas forcément compte du bruit ambiant. "Il faut donner du sens, affirme le responsable. Afficher dans les services le nombre de plaintes reçues à propos du bruit aide à faire bouger les choses."
 
Des plaquettes d'information ont aussi été éditées et certaines ARS développent pour les soignants des formations sur la réduction du bruit au sein des établissements de santé. C'est le cas notamment de l'ARS Centre, qui a dispensé sa première formation à l'Hôpital Trousseau (567 place) à Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire), le 22 novembre dernier.
 
Des solutions techniques existent aussi, comme la mise en place de sas, de plafonds antibruit ou de moquette.
 
Cette dernière permet en moyenne d'amortir les bruits des chocs (par exemple les bruits de pas) de 20 à 30 dB. Elle est donc particulièrement utile dans les halls ou les couloirs. Il existe sur le marché des moquettes spécialement conçues pour les établissements de soins, empêchant le développement de micro-organismes  et  lavables à l'eau de Javel. De nombreux établissements d'hébergement de personnes âgées dépendantes ont fait ce choix pour une raison supplémentaire :  la moquette permet de limiter les conséquences des chutes. /mb

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