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Restalliance appelle à renforcer la sécurité des sous-traitants de la restauration et du bionettoyage

A l'Ehpad La Combe Saint-Victor (Neuilly-Crimolois, Côte-d'Or), la salle de restaurant n'accueille plus de résidents, confinés en chambre. Crédit: Ehpad La Combe Saint-Victor
A l'Ehpad La Combe Saint-Victor (Neuilly-Crimolois, Côte-d'Or), la salle de restaurant n'accueille plus de résidents, confinés en chambre. Crédit: Ehpad La Combe Saint-Victor

PARIS, 30 mars 2020 (TecHopital) - Face à l'épidémie de coronavirus, la société de service en restauration et bionettoyage Restalliance appelle, dans un communiqué du 27 mars, à une prise de conscience des autorités pour qu'elles mettent rapidement en œuvre des mesures exceptionnelles leur permettant de poursuivre leurs missions dans les meilleures conditions.

"Nous constatons une absence totale de visibilité dans les mesures prises pour assurer la protection de nos personnels. En tant que sous-traitants, nous souffrons d'un déficit de traitement et de reconnaissance. Nous sommes les oubliés des mesures prises par les autorités", a expliqué à TecHopital Christian Dassonville, fondateur et président de Restalliance, le 27 mars.

En effet, les entreprises exerçant des missions externalisées dans les établissements de santé et médico-sociaux n’ont pour l’instant "pas été intégrées par les autorités sanitaires aux mesures exceptionnelles prises pour le personnel soignant dans le cadre du plan de gestion de crise (EPI, hébergement, transport, garde d’enfants, etc.)"

"C'est pourquoi nous demandons des équipements de protection individuelle (EPI) pour nos collaborateurs, et qu'ils aient accès aux gardes d'enfants car nous sommes totalement exclus des dispositions prises", a poursuivi Christian Dassonville.

Restalliance, qui emploie 3.200 personnes en France, intervient dans plus de 1.000 établissements de santé et médico-sociaux (Ehpad, cliniques, hôpitaux, instituts médico-éducatifs, maisons d'accueil spécialisées, etc.), et uniquement dans ce domaine. "Chaque jour, nous servons 85.000 repas", a indiqué Mathilde Lecoq, directrice générale.

"Depuis quelques jours, sur certains de nos sites, nous enregistrons 30% à 40% d'effectifs en moins, ce qui désorganise énormément et crée pas mal d'anxiété dans les équipes", constate-t-elle. "D'ailleurs nous avons mis en place une cellule de soutien psychologique. Dans bon nombre d'établissements, ce sont des petites équipes qui interviennent, donc l'absence d'une seule personne peut totalement désorganiser le service. Et nous ne disposons d'aucune réserve pour accompagner le déficit."

Restalliance a décidé de mettre en place une cellule de crise. Et les six directeurs régionaux aident à la gestion "des équipes qui restent très mobilisées face à l'épidémie de coronavirus".

"En ce qui concerne nos prestations de restauration, ce sont les compétences de chefs qui manquent. En matière de bionettoyage, c'est l'absentéisme qui pose un problème en raison notamment des problèmes d'accès aux EPI, car notre personnel se retrouve directement exposé", a complété Mathilde Lecoq.

"Nous avons essayé d'alerter à ce sujet les autorités, le ministère de la santé, les agences régionales de santé (ARS), mais sans succès. On ne sent pas une prise de conscience de la part des autorités", a regretté Christophe Dassonville. Or, "cette prise de conscience" pour une "égalité de traitement" est nécessaire car "si aujourd'hui nous parlons du besoin d'EPI, demain il s'agira des tests de dépistage".

Le président de Restalliance plaide ainsi pour créer "une réserve hôtelière, à l’instar de la réserve sanitaire, mobilisable et opérationnelle immédiatement et qui puisse également permettre d’élargir la demande de renforts à d'autres secteurs comme celui de la restauration traditionnelle, des traiteurs et de l’hôtellerie saisonnière", précise le communiqué. "Faisons la même chose dans la restauration. En effet, les bonnes volontés sont là mais doivent être organisées."

"On sait qu'on doit durer mais on sent aussi que depuis 2 ou 3 jours, les équipes commencent à fatiguer. Si on veut continuer, il faut trouver des solutions. C'est pourquoi nous appelons à la bonne volonté, notamment celle du personnel des collectivités locales, des cuisiniers pour qu'ils donnent un peu de leur temps, une certaine forme de solidarité", a expliqué Mathilde Lecoq.

"C'est dans un vrai souci pour la santé de nos salariés, qui souhaitent bien faire leur travail et qui continuent à préparer les repas des résidents confinés en Ehpad que nous voulons tirer la sonnette d'alarme", a conclu Christian Dassonville.

Les mesures demandées par Restalliance pour les sous-traitants
  • L’accès aux dispositifs de garde d’enfants, la fourniture systématique d’EPI (équipements de protection individuelle), des dérogations pour la circulation des personnels en cas de mesures supplémentaires de confinement
  • L’accès aux plateformes de mobilisation Renforts-Covid afin de bénéficier de renforts en personnel pour assurer les missions de restauration et de bionettoyage des structures sanitaires et médico-sociales
  • La création d'une réserve hôtelière, à l’instar de la réserve sanitaire, mobilisable et opérationnelle immédiatement et qui puisse permettre d’élargir la demande de renforts à d'autres secteurs comme celui de la restauration traditionnelle, des traiteurs et de l’hôtellerie saisonnière
  • L’organisation du process de chômage partiel afin de permettre aux salariés de la restauration collective et des services hôteliers de structures actuellement fermées (cantines scolaires, restauration d’entreprise), de venir en renfort des entreprises assurant des services essentiels au secteur de la santé
  • La possibilité de mise à disposition des agents des collectivités œuvrant dans le secteur de la restauration scolaire ou du nettoyage.

gdl/nc

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