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Scanners: l’AP-HM, pionnière des contrôles qualité faits maison

NICE, 7 octobre (Direct Hôpital) - Internaliser le contrôle de qualité interne des scanners peut s’avérer une stratégie rapidement rentable et efficace, selon l’expérience de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) présentée jeudi au congrès Hopitech 2013.

Depuis la décision du 22 novembre 2007 de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps, devenue Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM), modifiée par la décision du 11 mars 2011, les exploitants de scanners ont l’obligation d’effectuer sur leurs appareils un contrôle qualité interne à raison de trois fois par an et un autre externe une fois par an.

Alors que les hôpitaux recourent en général à des prestataires extérieurs pour leur contrôle qualité interne, l’AP-HM a pris une voie différente : celle d’une gestion par l’hôpital lui-même, déjà en cours pour la radiologie depuis 2008. La décision a été prise au terme d’une étude de marché réalisée en 2010, dont les résultats montraient que l’internalisation serait rapidement bénéficiaire pour l’hôpital, avec un investissement amorti dès la deuxième année.

Selon Serge Kurkdjian, technicien supérieur hospitalier (TSH) biomédical référent du projet, la démarche a coûté 20.000 euros en formation du personnel et en achat de matériel, sur une période de deux ans, et ce pour les neuf scanners dont dispose l’AP-HM. Avec un prestataire externe, le coût se serait élevé à près de 20.000 euros pour une seule année, à raison d’environ 2.000 euros par an et par scanner.

Ces contrôles internes sont assurés par une équipe de quatre personnes, à savoir un référent (Serge Kurkdjian, exerçant à l’hôpital de la Timone) et trois autres TSH formés au contrôle qualité, chacun sur l’un des trois autres sites de l’AP-HM (hôpital Nord, hôpital Sainte-Marguerite, hôpital de la Conception).

Outre le moindre coût, l’avantage de l’internalisation réside dans «la souplesse d’organisation avec les services», ainsi que dans «le maintien de l’expertise technique en imagerie par le personnel biomédical», estime Serge Kurkdjian. Il reconnaît toutefois quelques difficultés au début, notamment des «lourdeurs administratives» et un besoin important de formation.

La démarche ne peut toutefois être rentable que dans les grands centres -plusieurs envisageraient d’ailleurs d’en faire autant. Serge Kurkdjian évoque aussi l’idée de partenariats public-privé, l’AP-HM pouvant à son tour devenir prestataire extérieur pour le contrôle qualité de cliniques n’ayant pas les moyens d’assurer la tâche en interne.  rl/av

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