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SMPS: la nouvelle équipe sera "ferme mais constructive" pour une meilleure reconnaissance des managers de santé (Jérôme Goeminne)

Jérôme Goeminne remettant la candidature et la profession de foi de sa liste à la délégation nationale du SMPS, en présence de deux ses colistiers: Carine Grudet et Sébastien Rétif
Jérôme Goeminne remettant la candidature et la profession de foi de sa liste à la délégation nationale du SMPS, en présence de deux ses colistiers: Carine Grudet et Sébastien Rétif

PARIS, 10 novembre 2020 (TecHopital) - A l'heure où les établissements de santé et médico-sociaux doivent affronter une nouvelle vague épidémique, l'équipe à la tête du Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) compte défendre, de manière "ferme mais constructive", une meilleure reconnaissance de ses adhérents, sur plusieurs axes, pas uniquement statutaires, a déclaré le nouveau président du syndicat, Jérôme Goeminne.

S'exprimant pour la première fois en tant que président du syndicat lors de son congrès virtuel, le 6 novembre, Jérôme Goeminne a fait part de l’"immense honneur" que représente pour lui son élection, ainsi que pour ses "colistiers" et "la cinquantaine de membres du collectif" qui ont oeuvré durant sa campagne électorale.

Pour lui, "les messages" exprimés par ce vote et la participation (56,5%) "sont clairs".

Il montre tout d'abord que "les managers de santé demandent à être davantage concertés et entendus par les pouvoirs publics", et ce "collectivement", a déclaré le nouveau président qui conduisait une liste intitulée "Ensemble, construisons l'avenir des manageurs de santé".

Les managers de santé étant en effet "complémentaires", le bureau du SMPS sera composé, "pour la première fois", d'un binôme de chaque catégorie de managers (directeur d'hôpital, directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, directeurs des soins, cadres administratifs, cadres de santé, cadres techniques) et associera des managers médicaux, a confirmé le nouveau président.

L'autre message que ce vote traduit est que les managers "demandent une refondation du système de santé autour de 3 axes: la subsidiarité et la confiance envers les territoires, la liberté d'organisation des établissements et de leur coopération, et l'allègement des contraintes administratives qui pèsent sur le fonctionnement des structures publiques".

"La gestion de la crise Covid a montré qu'une agilité accrue par la confiance, par la suppression du contrôle continu par les tutelles [...] permettait un meilleur fonctionnement", a souligné Jérôme Goeminne, qui dirige lui-même le groupement hospitalier de territoire (GHT) Coeur Grand Est, très mobilisé pendant la première vague de l'épidémie de Covid-19.

Egalité des statuts des corps de directeurs

Le troisième "message" est que les managers de santé "demandent à être davantage reconnus, soutenus et valorisés par les pouvoirs publics", a affirmé le président du SMPS. La nouvelle équipe compte rencontrer "régulièrement les ministères et les élus nationaux pour défendre [ses] convictions".

L'équipe entend ainsi défendre "l'égalité de statuts" pour les trois corps de directeurs, considérant que "ces corps [DH, D3S, DS] sont indispensables et complémentaires" dans la mesure où ils "nécessitent des compétences différentes".

"Nous avons autant besoin de chacun des trois corps de direction", a assuré Jérôme Goeminne.

Dans cet ordre d'idées, le SMPS revendiquera "l'alignement" des grilles et régimes indemnitaires des DS et des D3S sur le statut du corps des directeurs d'hôpital (DH).

"Nous ne pouvons pas justifier qu'un D3S-chef d'établissement soit moins rémunéré et valorisé qu'un directeur d'un hôpital de taille équivalente. Nous ne pouvons pas justifier qu'un directeur des soins soit moins rémunéré qu'un directeur adjoint!", a affirmé Jérôme Goeminne.

La nouvelle équipe entend aussi se battre pour que les managers médicaux soient "mieux accompagnés, formés et valorisés". "La réalité du terrain est un travail de coopération agile et performant, y compris avec les managers médicaux qui sont pourtant trop souvent oubliés des politiques nationales et pluriannuelles", a déploré Jérôme Goeminne.

Confier aux GHT un rôle de coordination des territoires

Le syndicat défendra également la conviction que "le territoire est l'avenir" et œuvrera pour "la coordination des acteurs sur le territoire" en proposant de confier ce rôle de coordination aux groupements hospitaliers de territoire (GHT).

Dans le même cadre, il demandera l'élargissement des primes territoriales à tous les managers de santé impliqués dans ces missions, la valorisation des postes difficiles géographiquement ou fonctionnellement, et la création d'une prime pour les directions déléguées de site, a indiqué son nouveau président.

"Toutefois la reconnaissance doit se faire dans la confiance. Laissons [au] GHT la liberté d'organiser son propre modèle de fonctionnement!", a-t-il insisté.
Ces évolutions ne peuvent être également menées qu'avec une plus grande valorisation du service public hospitalier, a-t-il assuré.

"Le service public hospitalier ne doit plus être un sous-service public sous-valorisé." "C'est un service public comme un autre qui doit être valorisé au même niveau que les autres fonctions publiques", a-t-il insisté.

Pour Jérôme Goeminne, il convient ainsi d'aligner les rémunérations des cadres de la fonction publique hospitalière (FPH) sur celles des cadres de la fonction publique d'Etat (FPE) et de la fonction publique territoriale (FPT).

"Est-il compréhensible qu'un cadre social, de santé ou supérieur de la FPH gagne 300 à 500 euros de moins par mois que leurs homologues, par exemple administratifs, de la FPE ou la FPT?", a-t-il demandé en estimant qu'il était "tout aussi incompréhensible que les cadres administratifs ou techniques de la FPH gagnent de 300 à 500 euros de moins par mois que leurs homologues des autres fonctions publiques".

"Tous nos cadres sont mobilisés sur le terrain, avant la crise Covid, après la crise et le seront après. Reconnaissons cet engagement concret sur le terrain", a insisté le nouveau président du SMPS, estimant que cela permettra aussi de "créer un choc d'attractivité et de garder nos talents".

Renforcer le soutien aux adhérents et aux territoires

La nouvelle équipe compte par ailleurs "densifier" "le soutien aux adhérents et aux territoires", en déléguant des budgets aux régions "pour permettre le développement d'actions au plus près" des adhérents.

Le SMPS constitue "le premier réseau des managers de santé en France". "Nous devons davantage nous entraider et nous accompagner", a souligné son président.

"Notre ambition est d'abord celle du collectif, pas uniquement dans le domaine statutaire", a-t-il assuré en promettant que le syndicat se montrera "ferme mais constructif envers les pouvoirs publics".

san/gdl/ab

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