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"L'intelligence artificielle réinterroge le travail des ingénieurs biomédicaux" (Geneviève Gaschard, Afib)

PARIS, 30 septembre 2019 (TecHopital) - Les journées de l'Association française des ingénieurs biomédicaux auront cette année pour fil rouge l'intelligence artificielle (IA), a expliqué à TecHopital Geneviève Gaschard, présidente de l'Afib, en amont de ces journées de formation organisées du 2 au 4 octobre à Reims.

TecHopital: Quel sera le thème principal de cette 24e édition des journées de l'Afib?

Geneviève Gaschard: Cette année, le fil rouge sera l'intelligence artificielle. L'IA est actuellement en pleine expansion en raison de la puissance informatique qui a énormément évolué et aussi grâce à la mise à disposition d'importants volumes de données. De plus, les systèmes s'affinent car ils s'auto-alimentent via le deep learning. L'IA est présente dans tous les domaines, et par exemple en imagerie médicale, avec des dispositifs qui peuvent faire des détections automatiques de nodules pulmonaires.

Est-ce que l'IA change le métier d'ingénieur biomédical ?

Pour les ingénieurs biomédicaux, l'IA fait partie de leur périmètre parce que ce sont des dispositifs médicaux qui s'appuient sur une architecture informatique. Les applications en IA sont tellement larges et tellement variées, en fonction de leur destination, leur fréquence d'utilisation, l'hôpital devra réfléchir au modèle technique et économique le plus adapté.

Il est possible en effet que l'IA soit portée à l'extérieur de l'hôpital en envoyant les données dans un système expert à l'extérieur afin de recevoir en retour le diagnostic. Un écosystème est en train de se mettre en place avec des start-up, des Gafa. L'IA est un outil complémentaire qui ne va rien révolutionner, mais c'est une étape qui vient aider le monde de la santé. Nous aurons en effet toujours besoin de pousse-seringues. Mais l'IA oblige aussi à s'interroger sur le modèle économique à mettre en place, la sécurisation des données. Elle pose enfin la question de la propriété des données.

Le métier d'ingénieur biomédical est un métier en constante évolution. Le parc de dispositifs médicaux en France a doublé en 10 ans et le nombre d’ingénieurs biomédicaux a également beaucoup augmenté. Ils sont maintenant identifiés comme stratégiques au sein des établissements, les ingénieurs biomédicaux devant faire comprendre aux décisionnaires qu'ils doivent être intégrés aux projets afin de prendre en compte les évolutions technologiques. Hier les blocs opératoires faisaient 20 m², aujourd'hui ils mesurent 60 m², ce sont parfois des salles hybrides, avec une dizaine d'équipements et des professionnels tout autour, avec des contraintes de radioprotection, de charges, des robots, etc. Un plateau technique reste adapté pendant 10 ans puis subit les évolutions de pratique, sociétales. Il faut donc intégrer les ingénieurs biomédicaux dès la conception des plateaux pour les rendre évolutifs.

Quels autres thèmes seront discutés ?

Lors de ces journées de l'Afib, nous aurons des sessions sur les missions scientifiques nationales et internationales. Chaque année, des délégations partent en effet sur des congrès nationaux et internationaux et font un état de l'art, une veille technologique. Nous aurons aussi des sessions techniques, opérationnelles et organisationnelles. Nous proposons également des sessions plus transversales sur l'évolution du métier: les groupements hospitaliers de territoire (GHT), la stratégie "Ma santé 2022", les nouvelles réglementations, la labellisation des services biomédicaux, les nouveaux plateaux techniques, les performances, etc.

Il faut aussi souligner la présence de nos collègues européens, nord-américains avec qui nous développons des échanges importants sur le métier d'ingénieur biomédical.

Une fois de plus, les GHT seront abordés ?

Ces groupements représentent une organisation complexe et les GHT sont tous uniques. Nous les considérons comme une chance pour nous organiser, nous les voyons comme un regroupement de compétences. Mais ce n'est pas toujours simple car il faut suivre des décisions politiques. Pour certains GHT, cela ne pose pas de problème, pour d'autres c'est plus délicat car il n'y a pas d'harmonisation entre les différents établissements (partie et support). Ce qui est intéressant dans ces cessions sur les GHT aux journées de l'Afib, c'est de savoir si ce que vit un ingénieur biomédical est partagé par d'autres.

Enfin, nous comptabilisons pour cette édition 250 inscrits, plus des étudiants, les industriels. Au total, nous attendons 550 à 600 personnes à Reims.

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