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Transition écologique à l'hôpital: le C2DS fait trois propositions pour améliorer la gouvernance des établissements

Crédit: Fotolia/Lulu Berlu
Crédit: Fotolia/Lulu Berlu

PARIS, 12 octobre 2020 (TecHopital) - Le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) qui organisait le 9 octobre une conférence de presse sur l'hôpital et la transition écologique a fait trois propositions en matière de gouvernance pour faciliter le passage à l'action des hôpitaux en matière de transition écologique.

"Dans toute la France, il existe des dizaines d'initiatives des professionnels de santé en matière de développement durable, mais ces initiatives ne sont ni relayées ni promues par les pouvoirs publics, et ceux qui ne font rien ne sont pas pointés du doigt", a fait remarquer Olivier Toma, porte-parole du C2DS, lors d'une conférence de presse organisée le 9 octobre sur la transition écologique à l'hôpital.

"L’hôpital agit au quotidien, ses acteurs ont compris les enjeux, ils doivent être soutenus, mis en lumière et financés pour assumer cette mission capitale", a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs regretté l'absence de fonds consacrés à la transition écologique des établissements de santé.

Jane Muret, présidente du comité développement durable de la Société française d'anesthésie et de réanimation (Sfar) a expliqué lors de cette conférence ce que la crise du Covid-19 a modifié dans cette spécialité médicale.

"Avec la mise en place du plan blanc, l'arrêt des opérations non urgentes et le report du personnel sur les unités Covid et enfin la transformation des lits conventionnels en lits de réanimation, il a fallu une certaine adaptabilité, polyvalence, plasticité et formation des personnels en temps réel".

En ce qui concerne la gestion des déchets d'activités de soins à risques infectieux (Dasri) au bloc opératoire, le Covid a été à l'origine d’"une plus grande consommation d’équipements de protection individuelle (EPI) et donc on a assisté à une accumulation des déchets infectieux. Même si avant la crise, le problème du tri entre Dasri et non Dasri existait, le Covid n’a fait qu’exacerber ce problème avec encore plus de Dasri", a regretté Jane Muret.

"La réglementation sur les déchets de soins est bien faite mais son application ne l’est pas et est variable d’une région à l’autre. On a déjà commencé un travail avec la direction générale de l'offre de soins (DGOS) pour harmoniser le tri des déchets au niveau de toutes les agences régionales de santé (ARS) et mieux appliquer les règles de tri.

La solution passe par un meilleur tri et par une réduction à la source, avec une réduction du recours aux matériels réutilisables: masques, casaques, draps mais aussi dispositifs médicaux".

A noter que ces même Dasri font partie de la "mesure 14" issue du "pilier 2" du Ségur de la santé: "Accélérer la transition écologique à l’hôpital et dans les établissements médico-sociaux". Il s’agit de "réduire les couts de gestion des Dasri".

"Nous avons également constaté le développement spectaculaire des téléconsultations et de la télémédecine", a-t-elle ajouté. Autre point positif, une transformation de la hiérarchie s'est opérée pendant la crise avec "un management plus horizontal" et un appel aux compétences de terrain.

Enfin, elle a remarqué un certain "décloisonnement de l’hôpital", avec une meilleure communication interne.

"La crise Covid a rendu plus présent encore le sentiment d’urgence écologique. La pénurie de matériels de protection individuelle et de médicaments a permis de revoir nos pratiques au niveau individuel et collectif. Lors du Ségur de la santé, nous avons fait des propositions mais nous n’avons aucun retour des tutelles, étant de nouveau exclus des réunions du comité de suivi du Ségur", a indiqué Dr Lamia Kerdjana, anesthésiste-réanimatrice à Lariboisière (AP-HP) et présidente du syndicat Jeunes médecins Ile-de-France.

Les propositions du C2DS

En matière de gouvernance, le C2DS propose donc d'"intégrer des critères d’éco-conditionnalité à l'obtention de financements publics pour les hôpitaux".

En ce qui concerne la santé environnementale, il propose de "nommer un pilote unique, quand aujourd’hui de multiples commissions, agences publiques, ministères, etc. y travaillent en silo".

Le comité recommande également la certification par la Haute autorité de santé (HAS) des établissements de santé en rendant "obligatoires les critères relatifs à la santé environnementale aujourd’hui optionnels".

Il propose enfin d'"intégrer de nouveaux critères de "santé environnementale" dans le dispositif d’Incitation financière à la qualité (Ifaq) des établissements de santé".

gdl/nc

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