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Un chantier "vert" pour la construction du nouveau CHU de Guadeloupe

Crédit: Architecturestudio, Perspectives, Rafael Jorge Lopez Otero
Crédit: Architecturestudio, Perspectives, Rafael Jorge Lopez Otero

LES ABÎMES (Guadeloupe), 14 décembre 2020 (TecHopital) - Le CHU de Guadeloupe a organisé le 7 décembre un point presse afin de présenter la dimension environnementale du nouveau CHU, en détaillant les différents aspects de son chantier "vert".

Le chantier du nouveau CHU de Guadeloupe est ambitieux à plus d'un titre. Il l'est aussi d'un point de vue environnemental, et notamment dans la gestion de son chantier.

"Les perturbations et nuisances liées à la construction du nouveau CHU de Guadeloupe sont prises en compte depuis la préparation et l’organisation du chantier, pour une meilleure qualité des travaux ainsi qu'une réduction des nuisances pour les riverains, les entreprises et l'environnement", a assuré le CHU dans un communiqué daté du 9 décembre.

"Nous souhaitons réaliser un hôpital ayant une empreinte environnementale la plus faible possible", a expliqué sur le site Laurent-Marc Fischer, l'architecte du projet. "Nous avons décidé d'exploiter la topographie en pente du site sans faire de terrassement massif. De plus, nous construisons une série de bâtiments, et non un seul ensemble massif, ce qui est plus à l'échelle de l'environnement urbain de la Guadeloupe, et en insérant 6 hectares de végétalisation. Le tri des déchets est réalisé de manière stricte et contrôlé très régulièrement par la maîtrise d'œuvre. La gestion des eaux pluviales se veut optimale en ramenant ces eaux vers des bassins de décantation situés sur le site, avant rejet dans le réseau."

L'établissement évoque dans son communiqué de presse une "gestion de l'énergie du bâtiment raisonnée" grâce à des surtoitures protégeant de la chaleur et des grandes pluies alors que les protections solaires des façades, optimisées en matière de porosité, permettront de ventiler le bâtiment tout en réduisant les apports thermiques directs et en "conservant un éclairage naturel confortable".

Le CHU a opté pour un système de production du froid utilisant "des fluides frigorigènes d'un très faible impact sur le réchauffement climatique", avec un potentiel de réchauffement global (PRG) "divisé par 200 par rapport aux fluides actuellement utilisés". De plus, la chaleur évacuée par la climatisation sera réutilisée "pour produire la majeure partie de l'eau chaude sanitaire".

Un projet paysager ambitieux

Crédit: Architecture Studio
Par anticipation, l’espace naturel du site a été préparé en amont des travaux de construction. La terre végétale a été analysée et stockée sur place en fonction des "différentes qualités agronomiques identifiées". "Elle sera réemployée pour l’intégralité des espaces plantés en fonction des futures essences végétales."

"Les mornes, la ravine ainsi que le bassin sont désormais visibles sur le site. Ces entités paysagères sont reliées entre elles par une prairie spontanée, développée sur mesure via la banque de graines", cette dernière étant implantée "dans la terre d’origine du site".

Crédit: Architecture Studio
Le projet paysager a voulu favoriser les essences locales. Ainsi, un contrat de culture a été établi avec les pépiniéristes locaux pour élaborer une production des végétaux sur mesure. Il a permis de "déterminer les essences pouvant être prélevées dans le milieu naturel, mises en culture, multipliées et plantées sur le CHU. Cette démarche a également permis d’identifier les plantes importées, potentiellement nuisibles, pour les remplacer par des végétaux qui auront un impact positif sur la biodiversité". Ainsi, "l'arbre du voyageur, le fromager sont des espèces emblématiques de la Guadeloupe, qui ont été sélectionnées".

Au total le futur CHU représentera:

  • 6,5 hectares de pelouses et prairies
  • 1.110 arbres et palmiers
  • 35.444 arbustes, palmiers bas, plantes à massifs, et massifs, et plantes couvresols préparées en pépinière.

Réduction des déchets, lutte contre la pollution

Sur le chantier, les rejets de produits polluants dans l’eau, l’air et le sol sont formellement interdits. "De nombreux moyens ont été mis en place afin de protéger le milieu naturel de toute forme de pollution", détaille l'établissement. A ce titre, "les produits à fort potentiel de biodégradabilité ont été privilégiés, un bassin de décantation en circuit fermé a été créé pour la production du béton armé du chantier et les eaux usées sont traitées dans un dispositif d’assainissement. Les huiles de décoffrage sont biosourcées et d’origine végétale."

Crédit: Architecture Studio
S'agissant des déchets, l’objectif premier était d'améliorer leur valorisation, grâce au tri et à la réduction des déchets à la source. Des containers fermés ont été disposés sur différentes zones du chantier à cet effet. Les déchets dangereux ou déchets industriels spéciaux sont quant à eux collectés et traités. Un suivi rigoureux de chacune des bennes est effectué sur site mais également après l'enlèvement.

L'utilisation de polystyrène est proscrite sur l’ensemble des ouvrages du chantier afin de limiter les émissions de billes blanches dans l’environnement.

Limiter les consommations du chantier

"La limitation de la consommation en eau est un enjeu majeur de ce chantier". C'est pourquoi les données de consommation sont relevées et analysées régulièrement afin de pouvoir affiner son utilisation. De l’eau non potable brute est utilisée pour la production du béton. La gestion des eaux pluviales est réalisée par évacuation et pompage vers le bassin d’orage créé spécifiquement à cet effet. Enfin, des bacs de rétention sous le stockage de matières pouvant être nocives pour l’environnement ont été mis en place.

La consommation énergétique est également un enjeu important du chantier. "La gestion des horaires des éclairages ainsi que des systèmes de détection de présence entrent dans cette démarche de rationalisation", souligne l'établissement.

Enfin, "la mise en place d'une centrale à béton de chantier évite l’encombrement des accès du chantier et limite l’impact carbone des toupies pour le transport du béton entre l’usine à béton et le site de coulage", conclut-il.

Vidéo sur "les qualités environnementales du CHU de Guadeloupe" (point presse de l'ARS, de la préfecture et du CHU)

gdl/nc

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