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Un dispositif de surveillance sonore nocturne utilisant l'IA testé dans les Ehpad du CHU de Brest

Le CHU de Brest expérimente dans ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) un dispositif de surveillance sonore nocturne utilisant l'intelligence artificielle (IA) dans le cadre d'un partenariat avec une start-up, a expliqué la responsable du pôle innovation du CHU le 18 décembre à APMnews/TecHopital.

Dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge des résidents d’Ehpad, le CHU de Brest a conclu un partenariat avec la société OSO-AI, de Plouzané (Finistère), près de Brest, développant un dispositif de surveillance nocturne appelé ARI.

Ce dispositif est installé dans des chambres de résidents sur 4 sites expérimentateurs: Carhaix, Guilers, le Centre René-Fortin à Bohars et l'hôpital de la presqu'île de Crozon, en direction commune avec le CHU.

L'expérimentation va durer 12 mois pour sa première phase, a indiqué à APMnews/TecHopital Christelle Collec, directrice adjointe en charge du pôle innovation et expérience patient au CHU de Brest.

"La surveillance nocturne représente un vrai besoin dans les Ehpad. Les résidents n'ont pas toujours la force d'appuyer sur le classique bouton d'appel. Le personnel passe voir si tout va bien mais réveille le résident. Cet outil nous a séduits par sa simplicité et son ergonomie. C'est un petit boîtier qui capte les bruits et envoie des SMS d'alerte au personnel", a-t-elle détaillé.

Le petit boîtier est muni de capteurs qui permettent de détecter les bruits nocturnes (chutes, malaises, appel) sans nécessité d’actionner un dispositif. Le son est analysé pour détecter toute situation de mise en danger du résident et le soignant est alerté.

L’intelligence artificielle augmente sa performance en permettant une adéquation toujours plus fine entre les sons émis par le résident et le déclenchement de l’alerte. Plus il est utilisé dans cette phase d'étude, plus il s'enrichit, a noté Christelle Collec.

Le dispositif accompagne les résidents, avec leur consentement, et se perfectionne grâce aux équipes de nuit qui coconstruisent avec la société pour une alerte toujours plus personnalisée.

"Nous pensons qu'il peut répondre à une vraie problématique quotidienne dans un secteur très peu équipé de technologies. L'équipe d'OSO-AI est venue en immersion pour bien percevoir les besoins des professionnels. Le pôle s'est bien mobilisé et les premiers retours des professionnels sont très bons. C'est moins intrusif sur le sommeil des résidents. Pour les familles, c'est sécurisant", a rapporté la directrice adjointe.

La société a reçu à la mi-décembre le trophée Filex de France Clusters dans la catégorie Bien Vieillir.

OSO-AI conçoit des solutions d’intelligence artificielle qui identifient et comprennent les sons et les bruits de l'environnement avec pour objectif de déployer dans les établissements médico-sociaux et de santé une nouvelle gamme de services allant de l’assistance aux personnes à l’aide aux diagnostics. L’intelligence artificielle appliquée aux environnements sonores s’avère un domaine peu exploré.

Créée en 2018, la jeune pousse est issue de l’incubateur IMT Atlantique (ex-Telecom Bretagne). Elle a réalisé une levée de fonds de 4 millions d'euros à l'automne 2020 pour passer à une phase active de développement et de commercialisation de ses produits, avait annoncé en septembre Inovacom, pionnier du capital-innovation en France qui est entré au capital de la start-up brestoise.

Cette levée de fonds associe également le fonds régional breton Breizh Up, ainsi que des partenaires bancaires et institutionnels d’OSO-AI.

sl/gdl/ab

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