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Vaccination à l'AP-HP: près d'un quart des personnels ont reçu leur 1re injection

A l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), quelque 24.000 personnels se sont d'ores et déjà fait vacciner, soit 24% des effectifs, a précisé jeudi le Pr Catherine Paugam, directrice générale adjointe de l'institution, lors du 4e webinaire sur la vaccination organisé à destination des professionnels de l'AP-HP.

Plus de 55.000 personnes avaient, le 17 février, reçu leur première dose vaccinale au sein de l'AP-HP, dont 24.000 professionnels de l'institution, 13.000 patients et 18.000 professionnels de santé hors AP-HP, a exposé Catherine Paugam. Les 2e injections, administrées depuis "au moins 15 jours", avaient déjà concerné 33.600 personnes, dont 15.500 professionnels de l’AP-HP.

Parmi ces derniers figurent plus de 8.500 paramédicaux (15% de ces effectifs), 6.700 médecins (31% des effectifs médicaux sont concernés, internes compris) et 3.200 personnels administratifs et techniques (16%).

Catherine Paugam a constaté des "variations entre groupes hospitaliers et sur les différentes cibles". Au total, "24% des personnels ont été vaccinés 6 semaines après le début" de la campagne. Ce qui est un "chiffre remarquable, mais on a probablement des marges de manœuvre, dans la mesure où on sait qu’un certain nombre de personnes restent dans une situation d’hésitation, d’attente", a poursuivi la directrice générale adjointe de l'AP-HP. "Tout le travail", notamment des "comités de pilotage de vaccination", est de lever ces hésitations.

Le vaccin de Pfizer/BioNTech est "toujours proposé à la vaccination", en 2e injection, a-t-elle précisé. "Les volumes disponibles sur la région ne permettent pas notamment d'assurer plus que ces 2e doses." Elle a ajouté que "début mars", les approvisionnements pourraient permettre de reprendre la primo-vaccination avec les vaccins à ARNm pour les patients à haut risque.

L'efficacité du vaccin d'AstraZeneca "ne doit pas du tout être remise en cause", a considéré le Pr Odile Launay, responsable du centre d'investigation clinique (CIC) de vaccinologie Cochin-Pasteur, répondant à des inquiétudes de professionnels sur le sujet. Ce dernier n'étant pas recommandé pour les plus de 65 ans, il faut que les vaccins à ARNm, dont les volumes de doses sont limités, "soient proposés aux personnes qui ne peuvent pas être vaccinées par le vaccin d'AstraZeneca et sont à très haut risque" de développer une forme grave du Covid. C'est la "politique en termes de santé publique la plus appropriée", a-t-elle expliqué.

Le "seul bémol" du vaccin d'AstraZeneca est son efficacité sur le variant sud-africain, a pointé le Pr Jean-Daniel Lelièvre, chef du service d'immunologie clinique et maladies infectieuses à l'hôpital Henri-Mondor. Il "ne faut absolument pas le considérer comme un sous-vaccin", a-t-il aussi voulu rassurer.

mlb/gdl/ab

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