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Versius*, la nouvelle génération de robots chirurgicaux, arrive en France

Crédit : CMR
Crédit : CMR

ARGENTEUIL (Val-d'Oise), 14 octobre 2020 (TecHopital) - Le centre hospitalier (CH) d'Argenteuil est le premier établissement de santé public en France à s'être doté du robot Versius*, un système de chirurgie robot-assistée de dernière génération, développé par la société britannique CMR Surgical et qui est référencé par le Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah).

Le centre hospitalier (CH) d'Argenteuil utilise depuis le 15 septembre le robot chirurgical Versius* développé par CMR Surgical pour des interventions en chirurgie urologique et gynécologique. Les interventions en chirurgie digestive devraient "commencer à partir du mois de novembre", précise le dossier de presse publié le 13 octobre.

"La philosophie de CMR Surgical, société basée à Cambridge en Angleterre, étant de démocratiser la chirurgie robotisée et de la rendre accessible à l'ensemble des chirurgiens et des patients", a expliqué à TecHopital le Dr Jean-Claude Couffinhal, chirurgien thoracique au CH d'Argenteuil.

Crédit: CMR Surgical
Le robot Versius* comprend "une console permettant de contrôler les instruments grâce à des manettes ergonomiques, une unité mobile pour la caméra 3D afin de permettre au chirurgien de visualiser, dans les meilleures conditions, le site opératoire et jusqu’à trois bras mobiles indépendants qui manipulent les instruments chirurgicaux".

La clinique du Parc à Saint-Etienne a été le premier établissement en France à s'être équipé avec ce robot. "Chaque bras est contrôlé par sa propre unité, ce qui rend le système flexible et agile, facilitant le passage de la coelioscopie standard à la coelioscopie robot-assistée et vice-versa", précise le Dr Hocine Habchi, urologue à la clinique du Parc, cité dans le communiqué.

Il permet entre autres de gagner en temps puisque par exemple, "la durée d’une anastomose (suture entre deux organes) est divisée par deux ou plus par rapport à une chirurgie coelioscopique conventionnelle". Et permet de gagner en précision, c’est le cas par exemple pour une prostatectomie, puisque "nous intervenons dans un espace réduit. La précision du geste permet donc de favoriser une meilleure conservation de la continence et de la fonction érectile", fait remarquer le Dr Habchi.

"Les avantages de ce robot sont multiples", souligne le docteur Hubert Oro, urologue du CH d'Argenteuil. L'équipement, très souple, "laisse une grande liberté au chirurgien. Ses bras indépendants permettent de placer les trocarts de la même façon que pour une chirurgie manuelle". Il laisse ensuite "la possibilité d’allier robot-assistance et chirurgie manuelle, ce qui est très appréciable".

Sur le plan technique, le robot est une plateforme digitale. Les logiciels de reconstruction 3D et les applications de réalité augmentée et de fusion d’images apportent une grande précision et une extrême sécurité aux gestes opératoires. L’imagerie permet ainsi de proposer des interventions inaccessibles à la chirurgie ouverte et à la laparoscopie traditionnelle.

Pour le chirurgien, le robot améliore l’ergonomie des interventions, puisque deux positions sont possibles pour le chirurgien: assis ou débout. Il lui assure un plus grand confort et une moindre fatigue. Et diminue ainsi les risques de troubles musculosquelettiques.

En termes de santé publique, si le robot représente un investissement important, "il permet de réduire les coûts globaux grâce à la forte baisse des frais d’hospitalisation, liée à la diminution des durées d’hospitalisation et des passages en unités de soins intensifs ou de réanimation".

"Versius* apporte une très grande flexibilité. Grâce à sa légèreté - il ne pèse que 80 kg - il peut être déplacé facilement, ses bras indépendants peuvent être placés où on le souhaite, rendant la chirurgie plus facile. Plus près du patient, le chirurgien peut associer la chirurgie laparoscopique classique et la chirurgie robotisée", a précisé le Dr Couffinhal.

"Le chirurgien retrouve sa culture chirurgicale et l’univers de la coelioscopie. Il n’est plus isolé dans sa console, mais installé dans la salle d’opération, à proximité de l’équipe, devant un écran 3D", a-t-il ajouté. "Tous les robots de nouvelle génération sont basés sur une philosophie différente de celle des robots plus immersifs tels que le robot Da Vinci* d'Intuitive Surgical. Avec ce dernier, le chirurgien plongé sur sa console était coupé du reste de l'équipe", a rappelé le Dr Couffinhal.

"Le robot Versius* n’est composé que deux blocs d'éléments: une console de 150 kg et des bras qui pèsent 80 kg chacun et qui prennent très peu de place", a fait remarquer le Dr Couffinhal. A la différence du robot Da Vinci* qui est très lourd, il n'est pas nécessaire de prévoir une portance au sol de 800 kg. Ce dernier est également volumineux et peu facile à déplacer, c'est d'ailleurs pour cette raison que lorsqu'il est installé dans une salle, il n'en bouge plus".

Un prix compris entre 1,5 et 3 millions d'euros

En accord avec le réseau Ideal ("Idea, development, exploration, assessment, long-term study"), la société CMR, basée à Cambridge au Royaume-Uni, a mis en place un registre de l’ensemble des interventions réalisées avec l’assistance du robot Versius*. "Les données collectées devraient contribuer à identifier les meilleures procédures et à définir les meilleures techniques qui pourront être partagées avec l’ensemble des utilisateurs", souligne le communiqué.

"La mise en place d’un registre qui recense toutes les procédures et l’analyse de leurs résultats devrait permettre une évaluation précise des opérations assistées par ce robot. C’est un progrès important car jusqu’à présent aucune évaluation indépendante des interventions réalisées avec assistance du robot n’était disponible", précise le Pr Philippe Marre, secrétaire général de l'académie nationale de chirurgie.

Le réseau des acheteurs hospitaliers Resah est actuellement la première centrale d'achats à proposer le robot Versius* sur son catalogue. En effet, "le Resah a constaté qu’il y avait un monopole en France en matière de robots chirurgicaux et a souhaité proposer aux établissements de santé intéressés une alternative performante sur tous les plans", explique Dominique Legouge, directeur général du Resah cité dans le communiqué.

Le prix du robot Versius* est de 1,5 million d'euros, "en ajoutant instruments et consommables il peut aller jusqu'à 3 millions d'euros," a précisé le Resah le 13 octobre à TecHopital.

Le robot Versius* a obtenu la certification en Australie et a bénéficié du marquage CE en 2019.

A noter que le National health service britannique (NHS) a d'ores et déjà acquis 5 robots Versius* installés dans 5 établissements anglais.

gdl/ab

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