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Violence à l'hôpital : les mesures de l'AP-HM commencent à faire effet

MARSEILLE, 26 juin 2014 (Direct Hôpital) – Le plan de prévention de la violence" comprenant 30 mesures mis en œuvre par l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM) ont mis l'établissement "sur la bonne voie", a témoigné Daniel Pantalacci, directeur de la qualité et de la gestion des risques à AP-HM, la semaine dernière lors du salon Préventica à Marseille.

La recrudescence des évènements violents dans les quatre sites du groupe hospitalier en 2013 avaient poussé la direction à agir. "Les actes d'incivilité étaient de plus en plus fréquents, avec une violence 'ordinaire' envers les professionnels de santé et une violence issue de la délinquance qui s'étendait à l'hôpital", a raconté Daniel Pantalacci lors de ce salon consacré à la santé et à la sécurité au travail.
 
"Les urgences, l'obstétrique et la psychiatrie sont les plus touchés, mais aucun service n'est épargné", a-t-il ajouté.
 
La direction générale de l'AP-HM a réagi en septembre en présentant un plan comprenant 30 mesures. Certaines étaient organisationnelles, d'autres plus pratiques, et d'autres encore nécessitant des modifications architecturales (à lire : Violences : les mesures d'urgence de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille).
 
Ces mesures peuvent sembler être "un inventaire à la Prévert" et ont parfois été qualifiées de "mesurettes" par les syndicats, a expliqué Daniel Pantalacci. "Mais en réalité, toutes réunies, ces mesures d'inégale importance peuvent avoir un impact sérieux", a-t-il assuré.
 
Huit mois après la présentation du plan, Daniel Pantalaccci a estimé que l'établissement phocéen était "sur la bonne voie". "L'ambiance générale s'améliore", a-t-il indiqué. Les professionnels "ont conscience qu'on se préoccupe enfin de la violence avec une politique constance et continue, et non plus au coup par coup".
 
"A partir du moment où des mesures sont prises, le sentiment de sécurité progresse toujours", a réagi le commissaire Anaud Poupard, responsable de l'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS). "En terme de subjectivité, les violences baissent fortement après la mise en place de mesures, même si statistiquement elles peuvent augmenter car le taux de déclarations s'améliore", a-t-il ajouté.
 
Malgré un "contexte budgétaire difficile" à l'AP-HM, 200 caméras de vidéosurveillance ont été installées et 300 autres sont prévues. Le réaménagement des PC sécurité est en cours, "pour que chaque site ait un PC sûreté digne de ce nom, avec les moyens nécessaires".
 
Un agent de sécurité est maintenant présent en permanence aux urgences et des médiateurs sont formés. Il s'agit de postes adaptés à des agents en reconversion, suite à des difficultés physiques, a indiqué le responsable sécurité. L'AP-HM a aussi diffusé une procédure sur l'accompagnent institutionnel des plaintes et des fiches d'aide à la décision, rédigées en partenariat avec les services de police et de justice.
 

Une campagne d'affichage primée

 
L'établissement a obtenu, à l'occasion des huitièmes rencontres de la communication hospitalière organisées en mars par la Fédération Hospitalière de France (FHF) le Grand prix de la Communication Hospitalière pour sa campagne d'affichage : "Stop violence : les professionnels de l’AP-HM prennent soin de vous, prenez soin d’eux !"

Cette campagne conçue 100% en interne, met en scène des affiches avec des accroches percutantes : "Notre métier ? Sauver des vies, pas risquer la nôtre !", "Notre mission ? Vous soignez, pas nous faire insulter !" ou "Notre priorité ? Ramener à la vie, pas vous faire attendre pour rien !". Chaque affiche contient des messages dissuasifs sur la vidéosurveillance, le dépôt de plainte, le rappel de la loi et le lien avec les services de police afin de dissuader les individus agités (voir les affiches sur le site de l'AP-HM).

Animateur de la conférence, Dominique Cotelle, responsable sécurité au CHRU de Montpellier et vice-président de l'Association des chargés de sécurité dans les établissements de soins (Acses), a témoigné d'une autre action liée à l'affichage.
 
Il a mis en place à Montpellier des affiches qui rappellent les deux articles du code pénal relatifs à l'aggravation des peines pour les violences volontaires perpétrées à l'encontre de personnel soignant dans l'exercice de ses fonctions. "Ce n'est pas une affiche qui va régler tous les problèmes, mais ça a tout de même un impact", a-t-il indiqué. Il a aussi déploré que beaucoup d'agents ne sachent pas que cette aggravation des peines existe. /mb

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