Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

http://www.canyon.fr/

Wifi à l'hôpital: des clefs pour éviter la friture sur la ligne

PARIS, 24 mai (Direct Hôpital) – Du dossier médical partagé aux loisirs des patients, l'internet sans fil a de plus en plus sa place à l'hôpital. Avec deux exigences particulières: la sécurité et la maîtrise des interférences.

Le coût de la perte de productivité découlant de l'utilisation d'outils de communication obsolètes tels que les pagers s'élève à 8 milliards de dollars par an aux Etats-Unis, affirme un récent rapport de l'institut Ponemon. Les médecins et infirmières concernés perdraient en moyenne 46 minutes par jour pour le partage d'informations concernant les patients. L'absence de wifi est aussi un frein à la productivité, note ce rapport financé par Imprivata, une société de logiciels de sécurité.

 
En France aussi, le secteur hospitalier a de plus en plus de mal à se passer du wifi. Le dossier patient peut être mis à jour en permanence et le personnel soignant s'équipe de terminaux mobiles pour envoyer prescriptions ou notes de service. Les patients utilisent, eux, le réseau pour leurs loisirs.
 
"Plusieurs raisons poussent les établissements de santé à s'équiper d'un réseau wifi: un accès au dossier patient, la mise en place d'un service de téléphonie en voix sur IP, ou l'installation d'équipements de suivi des patients en temps réel", explique Andrew Bartram, directeur commercial Europe du Sud et Afrique du Nord pour Ruckus Wireless. L'entreprise, spécialisée dans les infrastructures sans fil pour les entreprises, est arrivée sur le marché de la santé. Elle équipe notamment les centres hospitalier de Meaux (Seine-et-Marne), de Neuilly-Courbevoie (Hauts-de-Seine) et de Loos (Nord).
 
Les hôpitaux ont des contraintes spécifiques, en particulier une grande surface à couvrir, avec parfois de très longs couloirs. "Nous avons créé un système de bornes qui focalisent les ondes dans une direction précise, au lieu de les diffuser à 360°. Cela permet de couvrir de plus longues distances tout en conservant la même puissance de signal", affirme le directeur commercial. Cette technologie permet de limiter le nombre de bornes à déployer et de réduire le risque d'interférences entre elles.
 
D'autres risques de perturbations existent, comme la présence de multiples réseaux à proximité. Les appareils électriques de l'hôpital ne posent en théorie pas de problème. Les appareils de radiographie, par exemple, sont situés dans des salles protégées contre les ondes.
 
A l'opposé, les ondes du réseau peuvent-elles perturber des appareils médicaux ? "Non, des normes ont été définies depuis de nombreuses années", répond Andrew Bartram. Et si les compagnies aériennes interdisent l'utilisation d'appareils électroniques au décollage des avions, ce n'est pas par risque d'interférence, mais pour éviter les bruits parasites dans les casques des pilotes, précise-t-il.
 
La sécurité des données est aussi une préoccupation des hôpitaux. "Tous les terminaux disposent de moyens de sécurisation du wifi, le problème est que les établissements choisissent la facilité, car il est contraignant de les protéger individuellement", déplore-t-il. Des identifiants et des clefs de chiffrages propres à chaque outil (smartphone, tablette, PC…) doivent être définis pour éviter toute fuite (lire aussi : Cybersécurité et données médicales : un assureur au chevet des hôpitaux).
 
Pour améliorer la sécurité, il n'est pas nécessaire de multiplier les réseaux. "C'est une erreur courante des hôpitaux. Mais il est possible de définir, sur le même réseau, un niveau de sécurité très élevé pour le dossier patient et plus faible pour l'accès internet des patients", conseille Andrew Bartram. D'autant que la multiplication des infrastructures augmente les coûts, mais aussi le risque d'interférences. /mb

Partagez cet article

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait
Les offres
Agenda